Victimes d’une politique qui fait de la santé une marchandise et d’une gestion hasardeuse, les Centres de santé mutualistes sont menacés de fermeture et la clinique de Bonneveine a été vendue.
Aujourd’hui les médecins qui refusent de se plier à la loi du marché et des dizaines de salariés vont être licenciés.
Mais les faits sont là : le nombre de personnes qui renoncent à se soigner ne cesse de progresser et notamment dans les quartiers où les Centres de santé mutualistes constituent la seule offre de soins accessible.
Voilà qui n’a pas échappé aux pouvoirs publics, puisque le Préfet à la métropole met en place « des groupes d’experts » pour réfléchir à l’offre de soin sur le territoire. A leur tête le Directeur adjoint de l’ARS, organisme qui a mis en œuvre la loi Bachelot qui a cassé l’hôpital public, programmé la fermeture de dizaines de maternités et de services hospitaliers et qui déclarait « ne pouvoir rien faire pour les centres mutualistes sinon gérer la pénurie d’offre de soins ».
La solution passerait pour les « experts de la métropole » (ni élus, ni syndicats des personnels de santé ou des médecins, ni associations de malades…) par des consultations… dans les centres sociaux !
Une médecine pour les pauvres dans les quartiers pauvres dument organisée d’un côté, de l’autres quelques médecins qui s’indignent que l’on veuille limiter (très modestement) leurs exorbitants dépassements d’honoraires….
Pour la démocratie sanitaire, le droit à l’accès aux soins de qualité pour tous, il faut un grand Service public de santé. Trop de services hospitaliers, trop de maternités ont déjà fermé dans notre région. La Ministre de la Santé doit débloquer les fonds nécessaires au maintien de l’offre de soins et des emplois dans les centres mutualistes des Bouches du Rhône.