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Suite à la rencontre avec le directeur de l'ARS

En 2012, la majorité régionale avait demandé à l’unanimité un moratoire sur l’ensemble des fusions et restructurations hospitalières et exprimé « ses plus vives et légitimes inquiétudes » sur la mise en œuvre du Plan Régional de Santé (PRS) concocté sous l’impulsion de la loi Bachelot qui « menaçait directement l’avenir du service public de santé », et qui allait « simplement permettre de mutualiser la pénurie de moyens matériel et humain au détriment de la santé et de la sécurité » des habitants de notre région.

Il n’y a rien aujourd’hui à changer à ses propos.

Le maintien de la loi Hôpital Patient Santé Territoires produit les effets attendus, en termes d’accès et de qualité des soins.

L’hôpital public est sacrifié sur l‘autel de la réduction des déficits publics imposée par Bruxelles, les regroupements intempestifs de structures et la réduction du nombre d’agents se poursuivent, mettant l’ensemble de l’hospitalisation publique en situation de rupture.

Le pacte de Santé de Marisol Touraine n’était qu’un habillage pour continuer la mise en œuvre de la même politique sanitaire, et ce ne sont pas les pathétiques propositions du premier ministre d’instaurer des consultations médicales dans les Centres sociaux qui changeront la donne. Bien au contraire, on réinstitutionnalise la médecine pour les pauvres !

Partout dans notre région, des comités de défense s’organisent pour dénoncer les effets de cette politique et défendre l’hôpital public, garant de l’accès pour tous à des soins de qualité.

Les Conseillers Régionaux du Front de Gauche ont été reçus par le directeur de l’ARS ce jour (soit 10 mois après la demande d’entrevue adressée à la ministre !), avec des comités de défenses de l’hôpital public des Alpes Maritimes, des Alpes de Hautes Provence et des Bouches du Rhône et des représentants syndicaux de l’APHM.

Sans surprise il a été confirmé que les choix mis en œuvre au niveau régional s’inscrivaient dans le cadre des 440 millions d’euros d’économie exigés de l’hôpital public. Cela signifie en clair pas de réanimation à Manosque, inquiétudes sur le devenir de l’hôpital d’Aubagne, passage au privé de pans entiers de l‘activité de soins, comme la pédiatrie à Nice, poursuite de la mise en œuvre du Plan Régional de Santé….

Bien sûr on ne peut se satisfaire de telles perspectives. Si le gouvernement peut trouver 20 milliards d’Euros pour le crédit impôts compétitivité des entreprises (CICE) sans aucune contrepartie en termes d’emplois et de justice sociale, il peut dégager les crédits nécessaires au développement de l’offre publique de soins.

En Provence Alpes Côte d’Azur, 28% de la population renonce à se soigner.

Nous refusons d’accepter cette situation comme une fatalité comme l’ont fait les parlementaires Front de Gauche en refusant de voter le budget de la sécurité sociale écrit à l’encre de l’austérité.

 

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