En mars 2013 les élu-es Front de Gauche de la Région avaient réuni des comités de défense de l’hôpital de toute la région et des représentants syndicaux pour faire le point sur l’offre de soins publique en PACA.
Le diagnostic était sans appel : la poursuite de la mise en œuvre la loi Bachelot – pourtant dénoncée par toute la gauche en son temps- continuait son œuvre de casse alors qu’en PACA 25% des personnes les plus pauvres ont –d’après l’ARS elle-même- renoncé à se soigner.
Interpelée à ce propos, la ministre de la Santé assurait les élu-es qu’ils seraient reçus avec les comités de défense par le Directeur de l’Agence Régionale de Santé. Ce rendez-vous –fixé plus de 6 mois après la demande- devait avoir lieu le 4 octobre prochain. Or le jour même où Marisol Touraine annonce une super austérité pour la santé et notamment les hôpitaux, le Directeur de l’ARS nous informe qu’il ne sera pas présent à l’entrevue.
On comprend la difficulté à justifier une politique dont le maitre mot est la réduction de la dépense publique et dont l’objectif est de complaire à Bruxelles et aux marchés « dont il ne faut pas perdre la confiance » comme le dit le ministre du budget.
Refuser d’entendre les élus, les usagers et les salariés de l’hôpital public c’est ajouter le mépris à l’austérité.