Une fois n’est pas coutume, l’ancien préfet de Région a raison et mille fois raison. Et le gouvernement aurait voulu enterrer le projet de LGV PACA qu’il ne se serait pas pris autrement.
Un an et demi après l’arbitrage de l’ex futur Premier ministre Borloo sur le tracé dit des Métropoles du Sud, l’avenir continue de s’assombrir pour la future ligne à grande vitesse entre Paris et Nice.
Alors que l’Etat rogne sur tous les budgets, sur tous les grands investissements et qu’il diminue sa dotation aux collectivités territoriales, le coût du tracé Sud apparaît bien trop exorbitant pour avoir une chance de voir le jour.
De plus, on sait aujourd’hui, à travers l’expérience du tunnel de Toulon, que l’on n’est pas au bout de nos – mauvaises- surprises et que la facture ne fera encore qu’augmenter.
Sans parler du coup de canif dans l’emploi, l’économie, l’agriculture, l’environnement pour tout un territoire.
Quoi qu’en dise Thierry Mariani, nouveau secrétaire d’Etat aux transports, il n’est jamais trop tard pour « se poser des questions ».
En 2010, comme déjà en 1989, le manque de courage politique et de vision à long terme risque de priver une région et ses millions d’habitants d’une infrastructure en adéquation avec notre époque et ses préoccupations.
Il est encore temps d’éviter ce scénario catastrophe en choisissant la cohérence, le respect et l’intérêt général pour que sorte de terre, dans la nouvelle décennie, la ligne à grande vitesse dont les Provençaux, Alpins et Azuréens ont besoin.