Monsieur le président, Chers collègues,
Ce rapport pose la question de la biodiversité comme un projet de société qui change radicalement les rapports homme/nature. On peut voter le principe mais il faudra y travailler afin que toutes les politiques régionales y répondent.
Prenons l’exemple de la LGV : il y a un manque de réalisme quant aux capacités financières que nous aurons à engager pour régler certains problèmes au regard des réformes territoriales et fiscales engagées par les amis de Monsieur Mariani.
Prenons l’exemple des différents Grenelles : certes, il y a la beauté des intentions, mais aucune mesure concrète ne permet de changer la réalité, et surtout de remettre en cause le système économique capitaliste qui détruit tous les jours espaces et espèces végétales et animales.
Le paragraphe « les collectivités territoriales semblent être le bon échelon pour apporter une réponse pertinente, à la hauteur des enjeux. La Région entend pleinement assumer ses responsabilités en partenariat avec les autres collectivités territoriales, notamment les départements et avec les partenaires socioéconomiques.
Face à cette situation, il lui apparaît donc nécessaire :
- d’engager une Stratégie globale pour la biodiversité en Provence-Alpes-Côte d’Azur en articulation avec le Schéma régional d’aménagement du territoire, en harmonisant l’existant et en intégrant les perspectives définies par le Grenelle de l’environnement (Schéma régional de cohérence écologique pour la mise en œuvre d’une trame verte et bleue et stratégie de création d’aires protégées - SCAP) ».
En effet, la question réglementaire nous échappe et les moyens financiers sont captés par l’état.
D’autre part le texte fait référence au lancement « d’une réflexion sur l’éco-conditionnalité des subventions dans l’esprit d’une plus grande prise en compte de la biodiversité » : nous sommes réservés sur cette question qui risque de rendre inopérant de nombreux dispositifs.
Enfin, dans l’exposé du 4ème pilier il est proposé « de soutenir le partenariat public privé, pour la mise en œuvre d’actions innovantes, expérimentales et intégrées notamment des initiatives de rétablissement de la biodiversité et des services éco systémiques, avec les moyens humains et financiers correspondants » : vous comprendrez que cette proposition est trop courte et risque de donner le sentiment que notre majorité est pour la systématisation de l’appel au PPP.
Je pense que nous avons encore du travail sur cette question et qu’un groupe de travail est indispensable à notre réflexion.
Seul le prononcé fait foi.