On allait voir ce qu’on allait voir… et on voit ! Non pas la continuité, comme quelques-uns le décryptent, mais bien un commando pour la présidentielle de 2012.
Combat, austérité, régression sociale sont au menu d’un gouvernement de soldats de droite aux ordres du général Sarkozy pour rassurer le Medef, donner des signes à l’électorat le plus réactionnaire et draguer les voix d’extrême droite.
Sans passer en revue l’ensemble des ministres, je me contenterai d’analyser l’entrée de Thierry Mariani, conseiller régional, connu pour ses positions extrémistes.
Ni Sarkozy, ni le député UMP ne sont rancuniers puisque rappelons-nous la déclaration de Mariani au lendemain des régionales qu’il a perdues : « Plus tu lui craches à la gueule, plus il t’aime ! Je m’aperçois que, comme beaucoup d’autres, Sarkozy m’a pris pour un con. »
Je crains que ce soit surtout la médiocrité qui fasse son entrée au gouvernement car, comme il l’a reconnu lui-même, Mariani n’est pas appelé au secrétariat d’Etat aux transports pour ses compétences en la matière mais manifestement pour son profil de droitier rétrograde dont l’objectif est de privatiser les transports publics.
J’attends avec impatience la façon dont il va gérer les dossiers de l’A 51, de la LGV PACA.
En fait, je le vois plus en pilote de charters reconduisant les immigrés que son ami Hortefeux chassera de notre pays, s’asseyant sur le droit du sol, ou encore en conducteur de train aux wagons…plombés.
« Rien à attendre » de ce gouvernement, comme le disent certains à gauche, n’est pas l’expression que j’emploierai mais plutôt « rien à espérer ». Car il y a, au contraire, beaucoup à attendre de ce gouvernement Fillon ter, « nouvelle étape » dans le détricotage du modèle français, dans une régression sociale généralisée pour satisfaire les appétits capitalistes.
Face à cette politique antisociale que l’on peut lire dans les projets de budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale, la gauche doit créer les conditions d’une riposte d’envergure, au niveau de son projet alternatif et des initiatives qu’elle doit prendre.
C’est, par exemple, le sens de la proposition de dissolution de l’Assemblée nationale que nous avons lancée avec des amis communistes. Une initiative que devraient soutenir tous les démocrates de notre pays qui ne veulent plus être gouvernés par un monarque.