Il fut un temps, il n’y a pas si longtemps, où les comités de ligne servaient à quelques chose ! Où l’on associait et écoutait les usagers et les associations, les cheminots et leurs syndicats.
Aujourd’hui, la dégradation du réseau ferroviaire et la suppression des centaines d’emplois de cheminots placent la région Provence – Alpes – Côte d’azur dans les derniers en matière ferroviaire.
La SNCF et RFF appliquent une politique décidée au niveau national, c’est là que les décisions se prennent y compris les directives européennes toutes validées par le gouvernement.
Ces décisions et ces directives n’ont qu’un but, affaiblir le service public ferroviaire afin que la privatisation soit présentée comme un recours.
Dans notre région, nous avions l’habitude de refuser les diktats de Guillaume Pepy. Force est de constater que el Conseil régional n’est plus en première ligne et cède devant la SNCF.
Rappelez-vous les batailles pour la réouverture de ligne !
Rappelez-vous les fêtes du train à Brignoles et les discours enflammées du président Vauzelle !
Rappelez-vous quand, au petit matin, vous croisiez des élus sur les quais distribuant des tracts du Conseil régional !
Rappelez-vous comment le Conseil régional a porté la LGV Côte d’Azur !
En première ligne, j’ai pris des coups. J’étais un « suppôt de la CGT », « Piel dogmatique ». Même mes bons amis des naufragés du TER Grasse – Vintimille avaient créé un blog pour me discréditer. Un directeur régional de la SNCF, venant tout droit de la SNCM, fut désigné pour me « descendre ».
A la fin du mandat, nous avions voté pour augmenter les pénalités et refuser que la Direction de la SNCF continue sa casse.
Aujourd’hui, ces pénalités ont été levées. Le groupe Front de gauche a été le seul à ne pas voter ce qui a été une grave erreur.
Aujourd’hui, le réseau est très mal en point, les dessertes désorganisées, de nouveau, le TER est devenu un problème et non une solution !
Avec mes camarades du Front de Gauche, nous avons voté contre les dessertes 2014 qui, pour la première année depuis quinze ans, sont en recul par rapport à 2013.
Nous refusons que notre infrastructure soit utilisée pour un train privé « le Tello ».
Je n’accepte pas que la LGV soit liquidée sans aucune autre solution de déplacement dans la région PACA que l’autoroute !
Le n’accepte pas que les cheminots qui dénoncent la casse du service public soient sanctionnés.