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Communiqué de Presse
Pour une véritable prise en charge de la perte d’Autonomie
La majorité présidentielle vient d’enterrer le projet de prise en charge dans le cadre d’une cinquième branche de la sécurité sociale de la perte d’autonomie (dépendance).
Ainsi, un rapport émanant de la commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale explicite les principales préconisations sur cette question en limitant la question de la dépendance à la simple « prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie »…
La mission parlementaire propose tout d’abord de rendre obligatoire dès 50 ans la souscription d’une assurance des personnes contre « la perte d’autonomie » auprès d’établissements labellisés (société d’assurance, de prévoyance…) qui progressivement se substituerait au régime actuel de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), remettant ainsi en cause son caractère universel…
Cette proposition favorise outrageusement les assurances privées ouvrant la voie à la privatisation de la Sécurité Sociale et accroît les inégalités en mettant davantage à contribution les retraités, les salariés et les familles dans la prise en charge des personnes en perte d’autonomie.
Dans ce sens, après le report de l’âge légal de la retraite, il est proposé d’appliquer aux retraités imposables le même taux de CSG que celui des actifs, soit 7,5% (actuellement de 6,6%). Dans le même temps, les retraités non imposables deviendraient éligibles à un taux réduit de CSG de 3,8%. Enfin, les retraités seraient soumis à la contribution solidarité autonomie (la journée de travail gratuit des salariés).
Alors même que la pension moyenne d’un retraité est de 1 212 euros (825 euros pour les femmes !), ces mesures sont parfaitement scandaleuses !!!
Si l’on ajoute les propositions visant à recentrer l’APA uniquement sur les cas les plus lourds classés de GIR 1 à 3, excluant du bénéfice de l’allocation toutes les personnes âgées classées GIR 4 et l’obligation pour le demandeur de choisir entre une APA à taux plein « à condition d’accepter un droit de reprise sur sa succession future » ou une allocation « diminuée de moitié mais sans reprise sur sa succession », ce projet en l’état est méprisable et il doit être abandonné !
Pour notre part, nous exigeons que la dépendance relève de la Sécurité sociale afin de garantir un financement solidaire de la perte d’autonomie de chacun(e).
Nous réaffirmons la primauté d’un financement par l’impôt progressif en mettant à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers.
Il est indispensable que nous soyons mobilisés, dès le 7 septembre, pour nos retraites mais aussi pour refuser les politiques de régression sociale du gouvernement.
Toulon, le 22 Juillet 2010