18 000 camions circulent chaque jour sur l’A8, 2 millions de personnes effectuent chaque jour des trajets domicile-travail.
Cette réalité de PACA, personne ne peut la contester !
Développer une offre de transport public ferré ou en site propre est donc indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique.
La question de nouvelles infrastructures ferroviaires libérant des sillons sur le réseau existant et favorisant des modes de transports alternatifs à la voiture et au camion est incontournable sur toute la région et particulièrement dans le Var.
C’est un enjeu économique, social et environnemental répondant aux besoins de déplacements des populations et aux exigences du Grenelle de l’environnement.
C’est dans ce cadre que doit se réaliser la LGV.
Il est urgent de continuer à moderniser le réseau ferré existant, réouvrir des lignes comme Carnoules-Gardanne, les Arcs-Draguignan, ouvrir de nouvelles gares.
Aujourd’hui le conseil général du Var à majorité UMP n’a pas décidé de s’y engager ! Ce qui est préjudiciable aux populations concernées !
L’enjeu est de développer les infrastructures ferroviaires pour un maillage du territoire répondant aux besoins de transports des passagers et du fret. Le nombre de TER qui a déjà fortement augmenté depuis 1998, demande à être porté à un niveau plus important pour assurer aux quatre coins du Var l’accessibilité, la fréquence et la régularité que sont en droit d’attendre les populations.
Il s’agit aussi de diminuer fortement le nombre de camions sur les routes, tout en assurant les conditions d’un développement économique harmonieux sur l’ensemble du département.
LGV ou pas, la question de l’implantation de nouvelles infrastructures ferroviaires se pose comme une question d’avenir pour le Var tant les réseaux ferrés et routiers sont déjà saturés, tant le besoin de développement économique des moyen et haut Var, est indispensable.
Après des années d’études, d’investissement d’argent public, la droite départementale, Falco en tête, et le ministre des transports du gouvernement Fillon, ont fait le choix du tracé des métropoles, pour la ligne LGV.
Ce choix est mauvais, tant en matière de développement que de coût !
Le choix le plus judicieux étant le couloir des nuisances existant, le long de l’autoroute A8.
Une partie de la population respectueuse du respect de l’environnement est opposée à la LGV.
Le débat doit se poursuivre sur les modes de transport alternatifs à la voiture et au camion et en conséquence sur les infrastructures nouvelles et leurs implantations.
Une partie de la droite départementale s’insurge contre le projet de LGV, mais pas pour les mêmes préoccupations !
Nous avons à faire à un jeu de dupe ! La droite se partage les rôles pour au final faire abandonner l’engagement de l’Etat dans l’investissement de nouvelles infrastructures ferroviaires qui devront de toute manière avoir lieu dans les années à venir.
Un désengagement de l’Etat pour mieux libéraliser le chemin de fer dans des partenariats publics / privé.
C’est le sens du vote intervenu le 16 novembre 2011 au parlement Européen, en faveur de l’éclatement du secteur ferroviaire en demandant à la commission Européenne de formuler une proposition législative pour la séparation totale de gestion de l’infrastructure et du trafic ferroviaire et pour la libéralisation du transport de passagers nationaux, avant la fin de l’année prochaine.
Les députés français de droite et socialistes ont voté pour, les députés verts se sont abstenus, les députés du Front de Gauche ont voté contre !
La population a tout intérêt à bien mesurer où sont ses intérêts, car si l’Etat n’investit pas dans de nouvelles infrastructures de transports publics, on assistera à une balkanisation du service public de transport où chaque territoire financerait ses propres services en fonction de ses richesses et non des besoins des populations.
Le patrimoine public serait alors vendu au secteur privé pour dégager les financements nécessaires aux investissements, avec les conséquences dramatiques que cela engendrerait.
Ca n’est donc pas contre le principe d’infrastructures nouvelles qu’il s’agit de s’élever mais contre la pertinence des choix de la droite en matière de transport public.