Le 28 septembre 2010, les élus régionaux du groupe Front de Gauche se rendaient à l’usine Fralib de Géménos. La direction d’Unilever venait d’annoncer la fermeture du site.
Le 6 janvier 2014, ces mêmes élus se retrouvaient à nouveau avec les salariés sur le site pour acheter deux cent boites « force et bon thé » d’infusion au tilleul des Baronnies. Cette action solidaire est la suite logique du soutien sans faille apporté par notre groupe depuis le début de leur lutte.
En effet, durant les quatre ans écoulés, les initiatives des élus régionaux Front de Gauche ont été nombreuses pour non seulement soutenir les salariés, mais aussi faire avancer le projet de SCOP.
Ce dossier, certes emblématique, est au cœur des problématiques liées à l’emploi, au développement industriel, à l’aménagement de notre territoire, au développement soutenable.
Peut-on accepter qu’un produit soit transporté d’Amérique Latine en Hollande, puis en Allemagne, puis en Pologne et redirigé pour consommation en France alors même qu’une entreprise française viable, en parfait état, entretenue par ses salariés a la capacité de produire avec des acteurs nationaux le même produit ?
Unilever a fait 5 milliards de bénéfices en 2012, soit une progression de 10%. L'entreprise n'est pas « fragile », le problème n’est donc pas économique : il est bel et bien politique. Il s'agit de s’affronter aux multinationales, de s’affronter au patronat.
Aujourd’hui, il ne manque donc que la volonté politique du gouvernement pour dire : « ça suffit ! nous réquisitionnons l’entreprise, la marque et nous les donnons à la SCOP ». Une telle décision aurait le soutien de tous ceux qui ont voté à gauche, ce serait un signal pour nombre d’entreprises en lutte.
Albert Camus disait : « il n’y a pas de honte à préférer le bonheur ! ».alors, en ce début d’année où la tradition des vœux bat son plein, souhaitons que sur le dossier Fralib, notre gouvernement fasse sienne cette affirmation.