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Tribune Jean-Marc Coppola

Les meilleurs vœux des élu(e)s régionaux du groupe Front de gauche pour l’année qui débute accompagnent chacune et chacun d’entre vous, ainsi que celles et ceux qui vous sont chers.

Des vœux de santé, d’humanité, de justice, de solidarité et de paix. Des vœux qui, pour qu’ils deviennent réalité, doivent être accompagnés de l’engagement de toutes et tous. Engagement personnel et surtout collectif, car c’est ensemble que nous construirons un destin commun, des solutions neuves et profondément différentes des recettes de la pensée unique libérale, mises aujourd’hui à la sauce socialiste et écologiste.

L’exercice du budget 2014 de la Région Provence Alpes Côte d’Azur est l’illustration que la politique n’est qu’une question de choix et de volonté. Rien n’était possible au début des discussions budgétaires au sein des élus de la majorité. Or en décembre, le budget correspond aux engagements que nous avons pris collectivement devant le peuple en 2010. Un budget de résistance, un budget pour lutter contre les inégalités et répondre aux besoins à partir des compétences et des politiques volontaristes que nous avons décidées ensemble.

Malheureusement, l’Etat et le gouvernement ne manquent pas de multiplier les obstacles à cette ambition régionale. Baisse de la dotation d’Etat. Augmentation de la fiscalité injuste par l’accroissement de la TVA. Passivité devant les plans sociaux, liquidations et autres menaces sur l’emploi. Et chèque en blanc au MEDEF avec l’engagement de moins de charges sur les entreprises. Ni naïveté ni amateurisme, mais bien un choix de n’avoir aucune volonté de s’attaquer aux puissants par la loi, comme outil de la volonté du peuple qui souhaite pourtant majoritairement un changement. Résultat : les riches n’ont jamais été aussi riches, les banques continuent de se gaver, les entreprises du CAC 40 peuvent sabrer une nouvelle année le champagne et les 500 familles les plus riches continuent de posséder 20 % des richesses produites.

Mais à entendre certains, les marins de la SNCM devraient ne pas faire grève pour défendre leur emploi, leur outil de travail et l’économie maritime. Les Fralib devraient se plier aux exigences d’Unilever et grossir le nombre de chômeurs. Les salariés de LFoundry devraient se reconvertir après avoir été jetés à la poubelle par les actionnaires allemands. Les jeunes devraient continuer leur parcours du combattant, études et petits boulots, puis CDD, intérim, chômage, emploi d’avenir avant d’avoir quelques garanties d’avenir après 30 ou 35 ans…

Au Front de gauche, le renoncement et la résignation sont bannis de notre vocabulaire. Mais pour nous aussi, les mots ont un sens. Le mot « résistance », par exemple, n’est pas simplement une figure de style qui servirait à se donner bonne conscience sur une carte de vœux. Il se conjugue au présent, comme le disait Lucie Aubrac. Au présent, pour construire un nouveau rapport de forces politique, social, culturel et idéologique.

 

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