Nous sommes en train de vivre un changement d’ère dans l’histoire de la démocratie française. Chaque pallier franchi par cette majorité UMP et son hyper-président nous éloigne un peu plus du socle sur lequel repose la nation française et qui, jusqu’à présent, fédérait de manière relativement solide notre peuple.
Pour tenter de faire oublier la puanteur de l’affairisme ambiant et la contre-réforme des retraites, le chef de l’Etat envoie ou fait envoyer des missiles chargés, selon certains historiens, d’un populisme inédit depuis le régime de Vichy.
Le dernier, c’est le soldat Ciotti, (député et président du Conseil général des Alpes-Maritimes et M. Sécurité de l’ UMP) qui l’a lancé : emprisonner les parents de mineurs délinquants. Une sorte de condamnation par procuration qui ne parvient à masquer l’échec complet de ce gouvernement en matière de sécurité ni même son projet de société carcérale.
On ne peut, d’un côté, dénoncer la perte de repères d’une société et de sa jeunesse méprisée et de l’autre, s’employer à scier, l’un après l’autre, les piliers de notre modèle social républicain, en particulier, l’Ecole et le système éducatif.
A force de piocher dans la boîte à (mauvaises) idées du FN, la droite de moins en moins républicaine ne s’apprête-elle pas à lui laisser les clefs ?
Pour éviter ce scénario catastrophe, je ne crois pas au miracle. C’est au peuple d’agir. En disant « ça suffit ! » à l’association de malfaiteurs qui nous sert de gouvernement. Mais aussi, en interpellant ce qui reste de gauche dans ce pays pour préparer l’indispensable alternative de 2012.