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Bonnes affaires entre amis - Jean-Marc Coppola

C’est souvent grâce à la presse que l’on se sent encore parfois en démocratie dans notre pays.

Et quelle démocratie ! Après la femme d’Eric Woerth, le gouvernement traîne une nouvelle casserole accrochée par le mari de Christine Lagarde. Cette fois-ci, c’est de la mairie de Marseille que s’échappe une odeur de souffre, avec la mise en cause du Centre de promotion de l’emploi pour la micro-entreprise (CPEM).

Cette association marseillaise, mise en place par le sénateur maire UMP et dirigée, pendant la période concernée par l’enquête, par celui qui allait devenir l’époux de la ministre de l’économie, a été condamnée par une ordonnance de la Cour européenne de justice à rembourser un million d’euros de subventions européennes suite à des « irrégularités ».

Cette décision soulève une double ambiguïté : les liens plus qu’étroits entre l’association et la mairie et surtout la destination réelle de ces larges subventions publiques.

Je demande bien entendu que le parquet de Marseille, qui a hérité du dossier, mène son travail jusqu’au bout et que l’argent public dévoyé soit intégralement restitué.

Mais en tant qu’élu marseillais, je suis révolté de voir comment la ville est beaucoup moins réticente à donner un « coup de pouce » à une structure opaque plutôt que d’appuyer des centres sociaux en péril.

Enfin, il y a bel et bien deux poids deux mesures quand il s’agit d’aider véritablement l’emploi. Je rappelle en effet que des entreprises telles que la réparation navale de Marseille, Legré-Mante ou encore Net-Cacao n’ont pas vu le moindre petit doigt se lever du côté de la majorité municipale.

Normal répondra l’UMP, elles, ne font pas partie de la bande du Fouquet’s, chère à Nicolas Sarkozy !

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