Je me félicite de la décision de la direction de la SNCF de maintenir le triage de Miramas. Cette victoire est d’abord celle de tous les cheminots et de leurs représentants syndicaux engagés dans bataille depuis plusieurs mois voire plusieurs années.
Ce retournement de situation est aussi le fruit de la mobilisation des élus et des militants communistes qui se sont investis à tous les échelons de responsabilité, des associations et de la population qui ont largement pesé dans le recul de la direction et de l’Etat.
Alors que des centaines d’emplois ont été détruits devant la passivité des dirigeants économiques face à la crise, le maintien du triage de Miramas permet d’en préserver plus de 200.
Comme il permet de préserver une meilleure qualité environnementale, dont j’avais dénoncé la détérioration au moment de la campagne des régionales en proposant l’interdiction des camions en transit sur notre Région et le développement du fret ferroviaire et maritime. Si le triage avait fermé, ce sont 300.000 camions supplémentaires par an qui auraient déboulé sur nos routes, en totale contradiction avec les grands discours « sarko-écolos » et les intentions du Grenelle de l’environnement.
Le développement du fret et des transports ferroviaires en général répond en partie aux urgences climatique et environnementale.
La victoire de Miramas n’est que l’acte I d’avancées plus larges qui doivent passer par l’ouverture de nouvelles négociations avec les syndicats sur l’organisation du site.
Enfin, si la direction de la SNCF maintient son intention de fermer 7 triages sur 11 au niveau national, l’exemple de Miramas peut être le moteur d’autres batailles. C’est aussi un encouragement pour tous les salariés en lutte actuellement contre la réforme des retraites.