Les salariés de l'AFPA ont débrayé le 7 avril, à l'appel de leurs organisations syndicales.
De tout temps, cet organisme a été à l'avant garde dans le domaine de la formation professionnelle des adultes et des techniques d'apprentissage, et la qualité du travail de ses agents est reconnue par tous.
Mais aujourd'hui, les salariés expriment leur ras le bol et leur souffrance au travail à la suite d'une soi disant "réorganisation" qui s'apparente plus à un démantèlement du service public de la formation.
En effet, l'AFPA a été mise dans le fourre-tout de la "décentralisation Raffarin" de 2004, qui se traduit par le désengagement pur et simple de l'Etat du service public de formation professionnelle des adultes.
La formation devient une marchandise comme les autres, sur laquelle on veut faire du profit, ce qui ouvre la porte aux officines privées qui n'ont d'autre but que de se faire de l'argent, sans se préoccuper de la qualité et de l'efficacité de la formation.
Je suis venu manifester aux côtés des personnels devant le siège régional de l'AFPA, pour leur dire que le groupe Front de Gauche sera particulièrement vigilant face à cette entreprise de démolition.
La mise en concurrence est aujourd'hui imposée par l'Etat. Mais dans le cadre de la majorité régionale, nous nous battrons pour une formation gratuite et rémunérée offerte à tous les citoyens à la recherche d'un premier niveau de qualification professionnelle. Ensemble, nous résisterons à la marchandisation de la formation.
Nous ne gagnerons pas région par région, mais en coordonnant les 21 régions dont la majorité est à gauche. C'est le combat que nous allons mener.
Nous résisterons par une bataille qui devra être celle de toute la majorité régionale, pour que l'AFPA demeure un service public de formation professionnelle, plus que jamais maintenu dans son rôle de cohésion sociale.