Mardi 12 avril, Nicolas Sarkozy est retourné dans les Ardennes y rencontrer la France qui se lève tôt.
C’est dans ce département qu’il avait annoncé qu’il fallait « travailler plus pour gagner plus » pour refuser « un pays où l’on s’appauvrit en travaillant parce que le travail ne paie plus assez ». Et il avait promis : « Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas ».
Et bien, il a récidivé. Il a de nouveau enfilé le costume du président du pouvoir d’achat, en annonçant un énième pseudo dispositif pour augmenter le pouvoir d’achat des français. Les entreprises sont désormais censées accorder une prime aux salariés lorsqu’elles versent des dividendes aux actionnaires.
Mais, malgré la crise, les dividendes octroyés aux actionnaires continuent de progresser. Total, a engrangé 10 milliards d’euros de bénéfices en 2010, une hausse de 32% due à la progression du prix du pétrole brut.
Le chômage ne cesse parallèlement de croitre pour atteindre 9.3 % nationalement et plus de 10 % dans notre Région.
Qu’en est-il des salariés des TPE-PME dont est constituée à 95 % l’économie de notre Région ?
Les prix sur les produits alimentaires vont augmenter jusqu'à 20 % sur certaines étiquettes, le gaz a augmenté de 60 % depuis 2004, le prix du litre d'essence bat des records, l'énergie a augmenté de 14 % en un an...
Le voilà le bilan du président du pouvoir d’achat, le bilan d’un président qui place la décision politique sous l’autorité et les exigences des marchés financiers.
Ces dernières semaines, les conflits sociaux se sont multipliés à l’occasion des négociations salariales annuelles car c’est bien d’augmentation de salaires dont les salariés et leurs familles ont besoin et non de primes.
Quant aux fonctionnaires, ils sont prévenus, il n’y aura aucune augmentation des salaires ni en 2011, ni en 2012, et peut être même en 2013.
Notre pays a les moyens financiers d’augmenter les salaires.
Il faut réévaluer l'ensemble des salaires, des indemnisations du chômage et des retraites, les indexer sur l’évolution du coût de la vie, augmenter le SMIC à 1 600 euros bruts par mois pour 35h, titulariser les 800 000 précaires de la fonction publique, sécuriser les parcours de chacune et chacun dans l’emploi et la formation avec une continuité de revenu tout au long de la vie…
Ce ne sont là que quelques unes des mesures qu’il est urgent de mettre en œuvre pour travailler moins et vivre mieux !
Les politiques portées par les élus Front de Gauche au Conseil Régional visent à être véritable un bouclier social face aux politiques dévastatrices du gouvernement.
La gratuité des TER-LER-CP pour les jeunes de la Région, le contrat social du Conseil Régional avec la déprécarisation des 400 agents, ou encore la création de l’Espace public régional de l’eau, sont les premières mesures portées notre groupe qui vont trouver une concrétisation dans les prochaines semaines.
Mais il nous faut encore aller plus loin en élargissant le public bénéficiaire de la tarification sociale de la restauration scolaire dans les lycées, en permettant à toute la population de la Région de se déplacer gratuitement avec les TER-LER-CP, en créant une ligne budgétaire pour les entreprises en difficulté y compris lorsqu’elles changent leur mode de gestion, dans le respect des engagements pris collectivement avec les salariés et les représentants syndicaux de Fralib et de Netcacao, …
Ensemble, il nous faut poursuivre les efforts pour placer l’emploi, la solidarité, au cœur des préoccupations des politiques régionales.