Je souhaite une bonne rentrée à toute la communauté des lycées de la Région.
J’espère que cette année se déroulera mieux que ce que l’été a préfiguré dans notre pays.
Heureusement, ce n’est pas dans nos lycées que l’on apprend la stigmatisation d’un peuple, la peur et le rejet de l’autre, le repli sur soi.
Le lycée est un lieu de partage des connaissances, d’accès à la citoyenneté. C’est une étape fondamentale dans l’épanouissement et l’émancipation des jeunes dans notre société.
Or, les choix politiques que nous subissons dans notre pays depuis de trop longues années ont fortement rogné le modèle français d’Education nationale. Démantèlement du service public, réduction drastique et injuste des dépenses, suppression massive de postes, atteinte à l’accès au savoir… La politique gouvernementale sabre l’égalité des chances entre les jeunes, particulièrement ceux dont les familles subissent de plein fouet la crise.
Notre Région a une haute idée de la jeunesse et de ses lycéens. Les moyens engagées lors des deux précédentes mandatures seront poursuivis. Et les dispositifs pour améliorer les conditions de vie et d’études des lycéens encore renforcés.
La toute récente victoire pour le lycée René Goscinny de Drap montre combien la mobilisation de l’ensemble des acteurs, élus, parents d’élèves, citoyens, peut faire reculer l’Etat et le contraindre à respecter ses engagements.
Ce sont ces mobilisations, que je soutiens et auxquelles je participerai dans les jours qui viennent, qui peuvent aussi nous faire gagner contre la réforme régressive du lycée, la suppression du lycée professionnel, la quasi-suppression de la formation des nouveaux enseignants
En tant que vice-président délégué aux lycées mais aussi en tant que responsable politique, j’ai l’ambition d’un grand service public de l’éducation où se construit et se transmet une culture commune qui donne à chacun le temps et les moyens de sa propre émancipation.