IL EST URGENT DE RETIRER CETTE REFORME !!!!!
La confrontation entre le pouvoir et le mouvement social change de nature.
Jusqu’alors la politique du premier consistait à afficher une fausse indifférence face au second : la réforme est aussi juste que nécessaire, les manifestants peuvent bien s’égosiller rien à y changer !
Mais voici que les grèves reconductibles se généralisent. Et donc le loup sort ses crocs.
L’efficacité de la pseudo indifférence ayant fait long feu, à présent la brutalité !
Celle des mots de toujours en ces circonstances, à présent ressortis du placard : les casseurs qui se cachent derrière les lycéens, les éléments extérieurs qui bloquent les raffineries, les grévistes qui prennent en otage la population (et les intérêts des patrons), ce qui justifie les réquisitions pour assurer la continuité de l’économie… Matraques et flashballs en main, on lâche les chiens de garde, quitte à blesser un gamin à la porte de son lycée.
Il est vrai qu’avec l’entrée de la jeunesse dans la mobilisation et les blocages opérés par les personnels des raffineries, les cheminots, les routiers, et bien d’autres secteurs, on passe aux choses sérieuses. Tant que les salariés cessent le travail pour manifester, ce sont d’abord eux qui perdent de l’argent, et il suffira d’un peu de temps pour les étouffer. Mais lorsque c’est la grève générale qui se dessine, ce sont les intérêts de la classe dirigeante qui sont atteints. Et là, dit le pouvoir à sa solde, on ne plaisante plus !
Sarkozy répète : « Je ne cèderai pas !». Fillon, Hortefeux, Woerth, Besson, Lemaire, et consorts relaient : le président est inflexible, donc il ne cèdera pas…
Donc l’épreuve de force se durcit pour de bon. Et le pouvoir va de plus en plus recourir à la répression violente.
Face à lui, une force grandissante doit s’affirmer, imposant le retrait de cette réforme injuste.