L’actualité récente a montré s’il était besoin, l’illégitimité des agences de notation.
Cela montre combien nous avions raison en refusant de se soumettre à leurs diktats.
La campagne électorale est bien lancée pour tout le monde, et c’est dans un approfondissement de la crise qu’elle se déroule.
Les difficultés s’aggravent pour les gens, les marchés et les banquiers obsédés par la rentabilité des capitaux et de leur rente, accentuent leur pression.
Les contradictions générées par la crise du capitalisme sont énormes.
C’est si vrai que l’agence de notation Standard & Pools écrit dans l’argumentaire du rapport proposant la dégradation de la note AAA de la France qu’ : « un processus basé sur le seul pilier de l’austérité risque d’aller à l’encontre du but recherché à mesure que la demande diminue… ».
Cela signifie que la reproduction du taux de profit, ne peut se faire indéfiniment en dehors de toute production de richesses réelles, c’est-à-dire en dehors de tout investissement dans l’appareil productif et surtout en dehors de l’intervention de l’homme et de la mobilisation de ses capacités.
Cette situation met en lumière le besoin impérieux d’une relance de la croissance, une croissance saine et durable à partir de la création de richesses réelles et utiles et donc, la nécessité d’une autre utilisation de l’argent.
Mais pour les marchés, le seul moyen envisageable pour atteindre leurs objectifs, est de conduire les salariés et les populations à accepter de nouveaux sacrifices : baisse des salaires, des garanties de protection sociale, dégradation des conditions de travail et d’emploi.
Tout ceci au nom de la compétitivité des entreprises et de l’union pour soit disant sortir de la crise !
C’est bien la partition que joue Nicolas SARKOZY, comme président de la République au service des actionnaires et des banques, avec la suppression de la taxe professionnelle, la réforme des collectivités, la TVA dite « sociale », ou encore les réformes de l’hôpital public et de l’école et la réduction drastique des politiques publiques.
Oui, les contradictions du système exigent un projet politique radicalement alternatif.
Avec ses propositions de suppression du quotient familial et de fusion sur l’impôt sur le revenu, F. HOLLANDE à sa manière exprime les mêmes contradictions : il faut de nouvelles recettes fiscales mais il ne faut surtout pas toucher aux revenus des plus riches, des entreprises et du capital.
Les exigences politiques et sociales de la période pointent la question de l’utilisation de l’argent, du rôle des banques centrales et de la BCE.
Rendre l’argent utile pour l’emploi et les services publics avec de nouveaux critères de gestion et de nouveaux pouvoirs de décision pour les salariés.
La Région PACA avec ses 5 millions d’habitants a un rôle majeur. Mais la question d’une nouvelle efficacité dans ses politiques publiques est posée comme un véritable défi de développement et de progrès social.
Plus que jamais, dans la situation de crise que nous connaissons, les critères de développement se bousculent et un nouvel ordre économique est en train de voir le jour.
Le développement des services publics doit aller de pair avec celui de l’industrie.
C’est dans ce nouveau rapport, service public et industrie, que se trouvent les ressorts d’une nouvelle croissance, dans un nouveau mode de développement préservant l’environnement.
Les assises sur l’industrie que la majorité du Conseil régional ont engagées pour le deuxième semestre 2012 devraient permettre d’avancer, mais sans attendre, il paraît indispensable d’engager une véritable réflexion sur l’ensemble des dispositifs régionaux actuels relatifs au développement de l’emploi et de l’activité, pour gagner en efficacité dans une période ou de plus en plus de familles souffrent.
L’enjeu est de taille, il s’agit d’aider la population de la région PACA à sortir de la paupérisation dans laquelle les politiques menées par les différents gouvernements depuis plusieurs décennies les ont plongées.