Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Tribune d'Alain Bolla

face à la crise des dettes publiques

 L’URGENCE D’AUTRES CHOIX

 

  

Au deuxième trimestre, selon l’INSEE, la croissance de l'économie française a été nulle,. C’est le résultat de choix politiques assumés par le gouvernement Sarkoziste.

 

  • ·  détournement de l’argent créé par le travail vers les marchés financiers au lieu de

contribuer à financer les services publics, l’emploi et les salaires.

  • ·  exonérations massives de cotisations sociales employeurs (30 milliards €) et d’impôts

des entreprises (suppression de la taxe professionnelle (9 milliards €), abaissement du taux réel

de l’impôt sur les sociétés -9% pour les entreprises du CAC 40-),

  • ·  politique de rationnement des dépenses publiques incarnée par la RGPP (non remplacement d’un départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux), par la réforme des retraites

et celle des collectivités territoriales.

Voilà les vraies raisons d’une croissance nulle de l’économie de notre pays au second trimestre de cette année. Voilà les causes de l’aggravation de notre endettement public !

 

Et ce sont de ces choix dont se gavent les marchés financiers.

 

La crise des dettes publiques dans laquelle s’enfoncent les pays de la zone Euro, à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis, constitue un nouveau prétexte à un tour de vis supplémentaire pour satisfaire les agences de notation et les marchés financiers. C’est l’objectif de la fameuse règle d’or que N. Sarkozy voudrait faire voter coûte que coûte en cette rentrée par le Congrès.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nul besoin d'être devin pour annoncer qu’un nouveau cycle de récession serait au bout du chemin si le Congrès prenait une telle décision. Pas une voix à gauche ne doit manquer pour empêcher le sabordage de notre économie et la mise à mort des outils de solidarité nationale (protection sociale, services publics).

Il est urgent de combattre par des mesures précises et efficaces cette gangrène financière qui cause tant de souffrances à nos concitoyens comme à ceux d’Europe et du monde.

 

D’autres solutions sont possibles:

 

Fiscalité :

 Une réforme fiscale est nécessaire pour combattre les inégalités et pénaliser la croissance financière des capitaux, la recherche de l'argent pour l'argent, les délocalisations et à contrario, encourager les comportements favorables à la croissance de l'emploi et des richesses réelles. Il faut aussi de nouvelles ressources immédiatement pour la protection sociale. Cela passe par :

  • ·Un impôt sur les sociétés relevé et modulé en fonction de l’utilisation des bénéfices pour développer

l’emploi et la formation.

  • ·Un impôt territorial des entreprises, nouvelle taxe professionnelle, véritable impôt sur le capital

calculé sur les biens d’équipement (mobiliers et immobiliers) ainsi que sur les actifs financiers

des sociétés et des banques.

  • ·Un Impôt sur les grandes fortunes au rendement accru, en augmentant son barème, et en élargissant sa

base (faire contribuer les fortunes professionnelles de façon modulée, selon que les entreprises augmentent ou non l'emploi et la masse salariale).

  • ·Des cotisations sociales patronales au titre desquelles seraient soumis les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que les salaires et modulées en fonction de la part des salaires dans la valeur ajoutée.

 

Services publics :

Des mesures engageant une transformation radicale de leurs règles de gestions sont nécessaires.

Il est nécessaire de procéder à un contrôle et une évaluation publics et sociaux de la dépense publique, au lieu d'un rationnement systématique avec la RGPP et la prétendue "règle d'or des finances publiques”.

 

Un renouveau industriel

 

C’est sur la base d’un renouveau industriel, développant l’emploi industriel mais aussi l’emploi de service et de commerce sur lequel doit pouvoir s’appuyer  un nouveau mode de croissance, pour relever les défis, économiques, sociaux, humains et environnementaux.

 

Pour cela il est impératif de s’appuyer sur les atouts existants.

Notre région avec sa façade méditerranéenne , son histoire et sa culture industrielle est pour le moins au cœur de ce processus de renouveau industriel.

 

Avec le dispositif régional CREER, et les 400 millions d’euros injectés sur la mandature, la majorité régionale s’est engagée dans la sauvegarde ou la création de 10 000 emplois par an.

 

Le budget 2012 de la région doit maintenant s’orienter beaucoup plus sur la question du développement de  l’emploi industriel et des emplois induits qu’ils génèrent.

 

La région pourrait ainsi être fer de lance dans la construction d’une véritable filière de déconstruction des navires en fin de vie, ou abandonnés, dont tous les experts s’accordent à dire que les besoins au niveau Européens sont très importants.

 

Une nouvelle filière industrielle qui pourrait avoir un site de déconstruction dans notre région et qui se doit de développer les formations nécessaires aux métiers concernés.

 

C’est le sens du courrier que j’ai adressé, comme membre de la commission emploi, développement économique, recherche et innovation, au président du conseil régional mais aussi au préfet de région.

 

Oui, il est possible d’engager de véritables choix d’avenir, il nous faut nous en donner les moyens !

 

Et l’intervention citoyenne en est assurément le meilleur !

La rentrée sociale est marquée du sceau de l’action avec les actions nationales du 27 septembre dans l’éducation et du 17 octobre dans l’interprofessionnel, mais elle doit être aussi marqué de l’intervention citoyenne et politique dans une alternative au libéralisme.

 

 

  

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
<br /> « Pas une voix à gauche ne doit manquer pour empêcher le sabordage de notre économie et la mise à mort des outils de solidarité nationale (protection sociale, services publics »<br /> <br /> Entièrement d’accord avec vous, seule l’union sacrée des forces de gauche permettra de mettre fin au régime oligarchique du président des riches, Nicolas Sarkozy, et cela dés 2012.<br /> <br /> L'heure est au rassemblement, à la communion, à l’action !<br /> <br /> David, Vanetti.......<br /> <br /> <br />
Répondre