face à la crise des dettes publiques
L’URGENCE D’AUTRES CHOIX
Au deuxième trimestre, selon l’INSEE, la croissance de l'économie française a été nulle,. C’est le résultat de choix politiques assumés par le gouvernement Sarkoziste.
contribuer à financer les services publics, l’emploi et les salaires.
des entreprises (suppression de la taxe professionnelle (9 milliards €), abaissement du taux réel
de l’impôt sur les sociétés -9% pour les entreprises du CAC 40-),
et celle des collectivités territoriales.
Voilà les vraies raisons d’une croissance nulle de l’économie de notre pays au second trimestre de cette année. Voilà les causes de l’aggravation de notre endettement public !
Et ce sont de ces choix dont se gavent les marchés financiers.
La crise des dettes publiques dans laquelle s’enfoncent les pays de la zone Euro, à l’image de ce qui se passe aux Etats-Unis, constitue un nouveau prétexte à un tour de vis supplémentaire pour satisfaire les agences de notation et les marchés financiers. C’est l’objectif de la fameuse règle d’or que N. Sarkozy voudrait faire voter coûte que coûte en cette rentrée par le Congrès.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nul besoin d'être devin pour annoncer qu’un nouveau cycle de récession serait au bout du chemin si le Congrès prenait une telle décision. Pas une voix à gauche ne doit manquer pour empêcher le sabordage de notre économie et la mise à mort des outils de solidarité nationale (protection sociale, services publics).
Il est urgent de combattre par des mesures précises et efficaces cette gangrène financière qui cause tant de souffrances à nos concitoyens comme à ceux d’Europe et du monde.
D’autres solutions sont possibles:
Fiscalité :
Une réforme fiscale est nécessaire pour combattre les inégalités et pénaliser la croissance financière des capitaux, la recherche de l'argent pour l'argent, les délocalisations et à contrario, encourager les comportements favorables à la croissance de l'emploi et des richesses réelles. Il faut aussi de nouvelles ressources immédiatement pour la protection sociale. Cela passe par :
l’emploi et la formation.
calculé sur les biens d’équipement (mobiliers et immobiliers) ainsi que sur les actifs financiers
des sociétés et des banques.
base (faire contribuer les fortunes professionnelles de façon modulée, selon que les entreprises augmentent ou non l'emploi et la masse salariale).
Services publics :
Des mesures engageant une transformation radicale de leurs règles de gestions sont nécessaires.
Il est nécessaire de procéder à un contrôle et une évaluation publics et sociaux de la dépense publique, au lieu d'un rationnement systématique avec la RGPP et la prétendue "règle d'or des finances publiques”.
Un renouveau industriel
C’est sur la base d’un renouveau industriel, développant l’emploi industriel mais aussi l’emploi de service et de commerce sur lequel doit pouvoir s’appuyer un nouveau mode de croissance, pour relever les défis, économiques, sociaux, humains et environnementaux.
Pour cela il est impératif de s’appuyer sur les atouts existants.
Notre région avec sa façade méditerranéenne , son histoire et sa culture industrielle est pour le moins au cœur de ce processus de renouveau industriel.
Avec le dispositif régional CREER, et les 400 millions d’euros injectés sur la mandature, la majorité régionale s’est engagée dans la sauvegarde ou la création de 10 000 emplois par an.
Le budget 2012 de la région doit maintenant s’orienter beaucoup plus sur la question du développement de l’emploi industriel et des emplois induits qu’ils génèrent.
La région pourrait ainsi être fer de lance dans la construction d’une véritable filière de déconstruction des navires en fin de vie, ou abandonnés, dont tous les experts s’accordent à dire que les besoins au niveau Européens sont très importants.
Une nouvelle filière industrielle qui pourrait avoir un site de déconstruction dans notre région et qui se doit de développer les formations nécessaires aux métiers concernés.
C’est le sens du courrier que j’ai adressé, comme membre de la commission emploi, développement économique, recherche et innovation, au président du conseil régional mais aussi au préfet de région.
Oui, il est possible d’engager de véritables choix d’avenir, il nous faut nous en donner les moyens !
Et l’intervention citoyenne en est assurément le meilleur !
La rentrée sociale est marquée du sceau de l’action avec les actions nationales du 27 septembre dans l’éducation et du 17 octobre dans l’interprofessionnel, mais elle doit être aussi marqué de l’intervention citoyenne et politique dans une alternative au libéralisme.