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Tribune d'Alain Bolla

La gratuité des transports dans un service public national efficace : un enjeu pour la société

 

L’efficacité et la gratuité des transports publics étaient au cœur des propositions que les candidats communistes, du parti de gauche, de la gauche unitaire, du mouvement social, de la liste Front de Gauche, ont portées pendant toute la campagne des élections régionales !

Aucune autre formation politique, aucun autre candidat n’a porté cette ambition comme un enjeu pour notre société.

La ténacité des élus du groupe Front de Gauche dans la majorité régionale, a permis des évolutions significatives en matière de transport régional.

Les données de fiabilité et de régularité mensuelles montrent une amélioration dans l’efficacité du service public TER.

Au 1er septembre, une nouvelle tarification verra le jour avec une nouvelle carte appelée  « ZOU » donnant droit à la gratuité du transport TER, LER et Chemins de fer de Provence sur les trajets domicile - lieu formation pour les jeunes et les apprentis.

Une tarification tous publics plus attractive sera disponible afin d’engager une véritable révolution dans les modes de transport.

La carte solidarité pour les chômeurs et précaires va passer de 6 mois à 1 an.

Cette évolution montre la pertinence des choix sur les contenus et la stratégie de la campagne pour l’élection  régionale.

 

Pour autant, il s’agit d’aller encore plus loin et porter la question de la gratuité pour tous les publics comme un enjeu de développement d’un mode de transport alternatif à la voiture et au camion, comme un enjeu économique et de justice sociale en redonnant du pouvoir d’achat aux familles par une redistribution des richesses créées.

 

Le développement de l’attractivité des transports publics en site propre pose, en conséquence, la question de l’urgence à engager les études et les travaux pour un véritable maillage des territoires et de développer, les productions nécessaires pour répondre aux besoins.

Il s’agit là pour la majorité de s’engager sur des choix politiques en rupture avec l’accompagnement des politiques libérales, de régressions de tous ordres !

Et la question des financements est bien au cœur des enjeux, car il ne s’agit pas de faire supporter aux familles, par le biais de l’impôt le coût de telles mesures !

La responsabilité de l’Etat est directement engagée, mais aussi celle des entreprises et des banques sur le territoire et sur le plan national, pour assurer aux citoyens les moyens modernes, efficaces, de leurs déplacements.

La Région peut être un formidable moteur pour permettre que des synergies se crééent dans chaque département afin d’engager un vaste plan de transports publics gratuits à l’échelle de tous les territoires de la région.

 

Un contexte politique profondément modifié

 

Tous les projecteurs sont tournés sur « l’affaire DSK ». Indéniablement, le contexte politique français s’en trouve profondément modifié.

Les cartes sont rebattues, les recompositions politiques à droite, au centre et à gauche en cours sont aussi quelque peu touchées par cette actualité.

Mais cela ne peut faire oublier que les peuples en Europe et dans le monde continuent de souffrir et de payer durement la facture de la crise du système capitaliste.

Alors que l’Irlande, le Portugal, l’Espagne sont sommés par la Banque Centrale Européenne et le FMI de mettre en œuvre toujours plus d’austérité, la Grèce est amenée à emprunter sur les marchés financiers à un taux supérieur à 22 %.

Avec le pacte de l’Euro plus, appelé « pacte des rapaces » par le député Européen Patrick Le Hyarick, les gouvernements européens entendent graver dans le marbre l’austérité renforcée pour les peuples, les profits pour les actionnaires et les banques.

Dans le même temps, à l’instar des mobilisations dans le monde arabe, certes sur d’autres créneaux, de nombreuses luttes se développent un peu partout en Europe, parfois de manière spontanée !

La soif de liberté, de progrès social, de démocratie, de justice sociale, de solidarité, en est le tronc commun.

De plus en plus le système lui-même est remis en cause, tant les dégâts humains, environnementaux et démocratiques sont importants.

 

Des services publics démocratisés

 

La réaffirmation de la défense des services publics est un acte politique fort qui prend le contre pied des politiques de démantèlement et de désengagement de l’Etat au nom du libéralisme économique.

Pour autant, pour garantir ce qui dans leur conception originelle marquait la solidarité, la cohésion sociale, l’égalité d’accès, il est indispensable d’en préserver le caractère national et de les engager dans une gestion démocratisée avec de nouveaux droits pour les usagers et les salariés, permettant l’efficacité de la maîtrise publique.

La lutte contre les exclusions, contre les inégalités, impose de porter de manière univoque et solidaire les questions de l’emploi, de la recherche, de l’éducation, du développement, mais aussi celles des transports, de l’énergie, des communications, de la poste etc..

De ce point de vue les déclarations du président socialiste de l’Association des Régions de France sur le troisième volet de la décentralisation sont purement inacceptables !

Sous couvert de luttes contre la réforme des collectivités, elles participent à la balkanisation des services publics, engageant les territoires dans une concurrence effrénée entre eux.

Et au-delà des territoires ce serait les hommes qui seraient mis en concurrence !

 

Le pouvoir d’achat moteur de la croissance

 

Les familles sont confrontées à des hausses importantes des prix sur les biens de consommation essentiels pour le quotidien de chacun.

Logement, gaz, électricité, essence, nourriture, produits domestiques, rien n’y échappe !

Mais aussi, assurances, mutuelles, santé etc..

La capacité de tout un chacun de vivre tout simplement est mise en cause alors que les profits ne cessent d’exploser pour les entreprises du CAC 40.

Cette situation est indécente, insupportable !

Il est urgent d’augmenter le SMIC au 1er juillet pour le porter à 1600 euros ;

Il est urgent d’engager une revalorisation salariale de l’ensemble des grilles de rémunérations en lien avec les augmentations du SMIC ;

Il est urgent de bloquer les prix et les loyers ;

Il y a urgence à taxer les profits et la spéculation.

Plus que jamais l’intervention sociale et citoyenne est à l’ordre du jour !

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