Quand on est de gauche, on vote Front de Gauche !
1 mois nous sépare du premier tour de l’élection présidentielle.
1 mois où la bataille idéologique sera à son paroxysme.
1 mois où la question du vote utile au premier tour sera utilisée à fond par de nombreux candidats leurs permettant d’évacuer les débats de fond pour faire prendre des raccourcis aux électrices et électeurs, raccourcis qui leurs seraient par la suite préjudiciables.
Oui, de plus en plus de personnes ont envie d’en finir avec la politique de Sarkozy ! Et nous, les communistes, sommes au premier rang de ceux là !
Mais l’enjeu de l’élection présidentielle en France, dans cette période de crise sans précédent du système capitaliste, impose de ne prendre aucun raccourci sur les contenus de la politique à mener pour répondre aux défis de la période.
Chaque jour, de nouveaux plans sociaux sont annoncés, la hausse du chômage est dramatique, les services publics sont démantelés, les droits sociaux reculent, la catastrophe écologique avance.
Les gouvernements des pays européens, sous injonction des différents traités, de la BCE et du FMI, font payer la crise aux peuples par des politiques de super austérité.
Les banques, les actionnaires, les marchés financiers se portent très bien eux, même par temps de crise, 40 milliards d’euros sont les profits réalisés durant l’année 2011.
Il faut changer de politique, s’attaquer aux pouvoirs des marchés financiers et des banques et rendre le pouvoir au peuple, c’est le sens de la 6ème République que nous proposons.
Le Mécanisme Economique de Stabilité, dernier né des Sarkozy-Merkel, est un nouvel outil de domination de la France et de l’Allemagne dans l’Europe par l’austérité aggravée pour les peuples qu’il impose.
Mais c’est aussi des gages donnés au marché par de nouvelles et profondes transformations de la société qui répondent à leurs exigences.
Je ne partage pas l’abstention complice de nombreux députés PS et PRG sur cette question (dont celle du président de la région PACA). L’austérité ne peut être l’avenir des peuples, il faut en sortir !
Les candidats du Front de Gauche proposent dans leur projet, l’Humain d’Abord, de rendre l’argent utile en faisant de nombreuses propositions dont celles de la création d’un pôle public financier avec la nationalisation de certaines banques et assurances et des pouvoirs nouveaux aux salariés et aux citoyens pour une véritable maîtrise publique.
Ils proposent notamment de sortir du carcan des traités Européens existant pour s’orienter vers de nouvelles prérogatives de la BCE et du crédit, au service de l’investissement utile au développement économique, aux services publics, à la formation et à l’emploi.
Ils proposent un audit de la dette publique afin de s’affranchir des dettes non légitimes, celles qui proviennent de l’intérêt des crédits et de créer un fond Européen d’investissement.
Ils proposent de nouveaux pouvoirs pour les salariés et les citoyens.
Depuis l'irruption du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et dans la rue, la fébrilité semble gagner le camp de François Hollande qui explique que Jean-Luc Mélenchon n'est pas son adversaire. C'est heureux !
Mais au lieu de faire pression sur l'électorat de gauche avec le vote utile, le candidat du Parti Socialiste serait bien mieux inspiré de se féliciter de la progression du candidat du Front de Gauche dont la dynamique profite à l'ensemble de la gauche.
Quand le Front de Gauche monte, c'est toute la gauche qui avance en remettant au centre du débat public les enjeux de transformation de la société.
Ce n’est pas dans des postures de mains tendues à tout ce qui gravite au centre que se trouve l’avenir de la Gauche en France et en Europe.
Et encore moins avec la mise en œuvre de politiques libérales ou d’essence libérale !
C’est au contraire sur ses valeurs de solidarités, de justice sociale, et de fraternité, de répartition des richesses, de service public, que réside le socle sur lequel l’édifice d’une politique de gauche peut se construire.
Nous ne sommes pas dans le contexte des élections de 2002, l’exigence populaire d’un changement profond s’exprime aujourd’hui dans les luttes et les sondages.
Les intentions de votes pour le FN diminuent quand la bataille contre ce qu’est le FN et le contenu de sa politique est sans aucune faiblesse.
Pour évincer Sarkozy ;
Pour battre la droite et l’extrême droite ;
Pour faire gagner la gauche à gauche ;
Si le Front de gauche n’est pas un problème, alors il est la solution !
Quand on est de gauche on vote Front de Gauche !