La semaine qui s’ouvre ne sera pas une semaine de vacances sociales ! Le mouvement contre la réforme des retraites va se poursuivre, jeudi nous serons à nouveau en grève et dans la rue, dans la poursuite des actions de grève reconduite, de blocage, de tractage, de rassemblements divers, tous les jours, en maints endroits, avec les étudiants, les dockers, les « tatas », les éboueurs, et les salariés du privé dont on méconnait trop – médias obligent ! - l’engagement.
Rien n’est joué, malgré le vote de la loi. Si nous l’y contraignons, le Président de la République peut ne pas la promulguer.
Le mouvement ne se rend pas. Détermination, dignité, les salariés relèvent la tête, éprouvent leur puissance et leur audace, dans une action qui s’organise à partir de la base, dans le débat, l’analyse, l’élaboration des formes les plus appropriées pour que le mouvement dure, sans s’essouffler, sans épuiser ses forces, solidairement.
Quoi qu’il doive en être par la suite, c’est déjà un premier point marqué, un acquis au compte de la prise de conscience, un rendez-vous pris avec les futurs gouvernements.
En même temps que la question des retraites, d’autres questions sociales, mais aussi politiques, sont posées par la mobilisation. Avec l’exigence que soit reconnue la pénibilité du travail se font entendre les pénibilités actuelles, celles entrainées par la pression pour la rentabilité, par la souffrance de vies précarisées, par des méthodes de « management » qui confinent au harcèlement, et apparaît l’exigence du sens du travail, de sa qualification, de son utilité sociale. Avec la problématique du financement des retraites revient la question de la production des richesses, de leur répartition, mieux de leur réappropriation par les salariés et pour l’intérêt général. Avec le refus du mensonge d’Etat, de l’autoritarisme, du mépris de la volonté populaire, monte l’exigence démocratique.
C’est un de nos maitres mots, au Front de Gauche. Démocratie, vivante, générale : politique, économique, sociale, avec de nouveaux droits, par une intervention démultipliée des citoyens dans les affaires publiques, dans leurs affaires ! Aucun programme, aucun projet de société, aucune alternative ne pourra se construire durablement et réussir à gauche sans que le peuple soit impliqué profondément dans son élaboration et sa mise en œuvre, à toutes les étapes. Alternative, voilà l’autre mot clé de notre action. Une autre politique qui permette un changement véritable, une politique de gauche qui ne déçoive pas, qui tienne ses engagements de transformation sociale et politique. Qui s’en prenne vraiment aux logiques capitalistes ultra libérales.
Les élus régionaux Front de Gauche s’adressent à la population dans les départements pour débattre avec elle des orientations qu’ils soutiennent pour le budget régional. Le Front de Gauche, ses organisations et ses partisans, ouvrent dans la région les chantiers du Projet partagé, lancé à la fête de l’Humanité. Avec l’élan que nous donne le mouvement social, avec la nécessité où il nous place d’une perspective politique à gauche, c’est maintenant, avec vous, que nous allons construire l’alternative que la gauche doit mettre en œuvre.