A lire la presse, nous pourrions penser que le big-bang territorial ne concerne pas la Région PACA.
« Nous gardons nos frontières », « Nous sommes sauvegardés », etc. Effectivement le nombre de départements ne change pas mais que dire des compétences, des budgets, du nombre et de la qualité des fonctionnaires ? Et sans oublier la suppression de la clause de compétence générale qui permet à une collectivité d’intervenir sur la culture, la vie associative, le sport avec les priorités politiques qui sont les siennes.
Que m’importe que Provence-Alpes-Côte d’Azur reste dans son périmètre si c’est pour appliquer une politique décidée nationalement, sans marge de manœuvre avec des compétences et des budgets cadrés par l’Etat mais surtout par les grands groupes financiers. Les spécificités de PACA en particulier celles initiées par le Front de Gauche comme la gratuité (Carte Zou) des TER pour les scolaires, carte Zou solidarité, tarification sociale de la restauration scolaire, réduction des subventions aux communes qui ne respectent pas la loi SRU, mise en régie des Chemins de fer de la Provence (CP), Espace Public Régional de l’Eau… seraient gommées par le cadrage unilatéral des nouvelles compétences, des budgets réduits, la disparition des marges de gestion politique.
La création des métropoles, la disparition des départements mais aussi des communes comme collectivités de proximité éloignera encore plus les élus des citoyens. La question de la démocratie n’étant pas le moindre enjeu, ce n’est pas par esprit de boutique ou rétrograde que le Front de Gauche refuse ce retour en arrière, ce démantèlement de la décentralisation qui même imparfaite aura permis aux collectivités, en particulier au Conseil régional de rattraper les retards politiques gouvernementales en matière de lycée, d’apprentissage ou de TER…. Décidemment, François Hollande a perdu le sens du commun.