Depuis le 12 novembre les facteurs de Lauzet-Ubaye sont en grève.
Une grève pour défendre le service public postal. En face on leur objecte la « modernisation et la mise en concurrence ».
Va pour la modernisation. Mais moderniser est-ce mettre moins de salariés ? Est ce un progrès social, économique ou écologique que de regrouper dans un seul centre en multipliant les trajets.
Quant à la mise en concurrence, elle relève d’un choix politique du gouvernement et a été très largement refusée lors de la « votation citoyenne » d’octobre 2009.
Aujourd’hui sur tout le territoire la poste se désengage, laissant aux villes le « choix » entre plus de bureaux ou une agence postale prise en charge par la commune. Il s’agit là de positions dogmatiques, contraire à l’intérêt des populations comme des postiers, répondant aux seuls besoins des opérateurs privés. Chacun mesure au quotidien l’ineptie d’une telle politique sur la qualité du service rendu. Il s’agit là d’une remise en cause –une de plus- de l’égalité d’accès au service public.
Les facteurs de Lauzet-Ubaye demandent un report de la réorganisation jusqu’à l’automne, pour travailler à des propositions alternatives. Leur demande doit être enfin entendue.
Pourtant, la direction de la poste refuse partout d’entendre les postiers, à Lauzet –Ubaye, comme à Marseille ou à Vitrolles dans notre région. Les suicides qui se sont multipliés ces derniers mois et tout récemment encore, témoignent pourtant d’un mal être au travail qui devrait alerter.
Il est temps que les choses changent. Les postiers ont raison de se battre, ils sont souvent soutenus par les usagers qui mesurent au quotidien la dégradation du service rendu. Le gouvernement, la direction de la poste doivent les entendre et négocier.
J’assure les facteurs de Lauzet-Ubaye, comme tous les postiers qui luttent dans notre région pour la défense du service public postal, de mon soutien actif.