Communiqué du Groupe Front de Gauche de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Les élus Front de Gauche apportent leur soutien à la mobilisation des cheminots qui en sont à leur neuvième journée de grève.
Ce sont des milliers de postes de cheminots qui ont été supprimés en une décennie par le non renouvellement des départs à la retraite.
Dans le même temps les Régions ont doublé la desserte des TER pour répondre à l’urgence environnementale et aux besoins de déplacements quotidiens.
Les mêmes Régions ont multiplié l’acquisition de matériel ferroviaire neuf afin d’améliorer l’accueil et le transport des usagers.
Les causes de la dégradation du service public ferroviaire proviennent du manque de moyens humains et de la vétusté de l’infrastructure. La SNCF est prise dans l’étau de la libéralisation du secteur des transports, dont l’unique actionnaire, porte l’entière responsabilité.
Le gouvernement et le Président de la République devraient entendre les exigences des usagers et des cheminots après la sanction que leur ont infligée les électeurs lors des récentes élections régionales.
Dans notre région, la situation prend une tournure de catastrophe territoriale et sociale avec l’abandon des sites de fret ferroviaire : à Miramas, Marseille et dans les alpes…
Une fois de plus les usagers sont pris en otage par la politique de régression sociale.
Le gouvernement et le Secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau doivent prendre leurs responsabilités et mettre tout en œuvre pour que s’engagent de véritables négociations entre la SNCF et les organisations syndicales.
Dans notre région, les dernières propositions et éléments de négociations mettent en évidence un changement dans l’attitude de la Direction Régionale de la SNCF. Le Groupe Front de Gauche apprécie cette nouvelle attitude qui tranche avec les blocages de ces dernières années.
C’est pour cela que nous demandons au Préfet de Région de tenir la table ronde promise par le Ministère et indispensable pour garantir l’accord de sortie du conflit.