L’emploi et l’activité industrielle, ce n’est pas sa tasse de thé !
Le Tribunal de grande instance (TGI) de Marseille vient de débouter le Comité d’entreprise de Fralib. En validant le plan social de la direction, un juge a choisi, une fois de plus, de soutenir le camp des actionnaires, au mépris des salariés.
La justice de notre pays serait-elle à ce point gangrénée par les puissances d’argent pour balayer d’un revers de manche 182 emplois et un site industriel performant ?
Le TGI de Marseille avait la possibilité de nommer un expert pour statuer sur le niveau d’information des salariés quant aux raisons avancées par la direction pour fermer l’usine de Gémenos.
Il a préféré soutenir la multinationale Unilever, assoiffée de bénéfices et chantre de la délocalisation. C’est un signe désastreux envoyé à ceux qui portent avec obstination et dignité une ambition industrielle pour notre département et le pays tout entier.
Je tiens à renouveler mon soutien aux salariés et à leurs familles mais aussi à exprimer ma colère devant un tel manque de courage et un tel abandon de la part des pouvoirs publics. Je ne me résigne pas à ce que la justice soit soumise aux spéculateurs dont les meilleurs alliés sont au gouvernement.
J’invite celles et ceux qui luttent véritablement pour l’emploi et un développement économique durable et partagé, les responsables politiques, les citoyennes et les citoyens indignés, à poursuivre le combat au côté des salariés de Fralib, qui vont faire appel de cette décision assassine, jusqu’à la victoire de l’intérêt général.