Je suis pour la commune de Marseille et l’autonomie des communes. Car je suis pour une véritable intervention citoyenne dans le cadre d’une démocratie municipale renouvelée. Mais je suis aussi pour des coopérations intercommunales renforcées, avec également le Département et la Région. Et je plaide pour un grand plan d’aide de l’Etat à la deuxième ville de France.
C’est parce que la Métropole ne répond à aucune de ces ambitions voire leur ferme la porte que j’y suis fondamentalement opposé. La Métropole avalera les communes. Elle permettra en revanche au gouvernement de poursuivre son plan d’austérité et d’étouffement des collectivités locales, et confortera sa logique de partage de la misère.
La Métropole éloignera les citoyens des centres de pouvoir et de décision, opposera par la concurrence les territoires communaux. Elle ne répondra pas aux défis auxquels les Bouches-du-Rhône et Marseille sont confrontés en termes de logement, de transport, d’emploi, d’économie…
Elle videra encore plus de sa substance l’action politique et laissera les mains libres aux technocrates et financiers. Contrairement aux idées véhiculées, les inégalités seront encore plus fortes car tout sera soumis à la rentabilité, particulièrement les services publics.
Dans l’espoir que les Parlementaires, pour lesquels la politique est encore synonyme d’intérêt général, se ressaisissent et ne cautionnent pas cette loi ultralibérale, je suis disponible pour construire un nouvel acte de décentralisation ambitieux qui s’accompagne des moyens et donc d’une profonde réforme fiscale. Un acte aussi important que celui de 1982.