En accueillant 10% de la population du département, le réseau des centres de santé mutualistes joue un rôle majeur dans l’accès aux soins pour tous.
Deuxième acteur de santé publique, les centres de Santé ont développé une pratique différente de la médecine, alliant prévention et soin.
Ils accueillent tous les publics et notamment ceux en situation sociale les plus précaires.
La politique sanitaire nationale pilotée par l’ARS au niveau régional, est une politique de régression sociale, qui remet en cause fondamentalement le système d’accès aux soins et de protection sociale solidaire construit après la Libération.
Partout dans notre région, des services hospitaliers sont menacés, des lits fermés, des emplois supprimés.
Cette politique met aujourd’hui en cause à brève échéance la survie des Centres de santé mutualistes.
Les conséquences sanitaires seraient considérables.
Les Centres de santé mutualistes assurent une mission de Service public, celle-ci doit être reconnue et financée.
Les organisations syndicales des personnels ont des propositions pour préserver et développer l’offre de soins.
Il faut qu’elles soient prises en compte.
Dans cette perspective, les élus du Front de Gauche au Conseil Régional et l’intersyndicale représentant les salariés des centres mutualistes :
- se félicitent de la création de comités de défense autour des différents centres ; ils appellent la population et les élus à les renforcer et à participer à la journée d’action du 31 mars.
- exigent la mise en œuvre d’une table ronde décisionnaire à l’initiative conjointe de l’ARS et du Grand conseil de la Mutualité à laquelle participeraient les collectivités locales intéressées. Ils prendront, chacun dans le cadre de leurs responsabilités respectives, toutes les initiatives en ce sens.