Depuis plusieurs mois, la situation financière alarmante du Grand Conseil de la Mutualité fait peser de graves menaces sur l’accès aux soins de quelques 200.000 personnes, patients dans les 11 centres mutualistes des Bouches-du-Rhône dont l’existence est remise en cause.
Les conséquences seraient graves également pour l’ensemble des personnels concernés, 1 200 salariés, pour la qualité des soins et des prestations dispensés.
Le gouvernement porte de lourdes responsabilités à l’origine de cette situation, par la réduction des ressources affectées à la protection sociale et à la santé. Le but de la droite étant de favoriser les logiques assurantielles.
Aujourd’hui, il est de la responsabilité de tous les acteurs politiques et sanitaires décisionnaires de se mobiliser pour empêcher le démantèlement de lieux essentiels à la santé, particulièrement dans les quartiers populaires.
Il n’est pas concevable qu’une ou plusieurs des parties se substituent partiellement ou en totalité au désengagement de l’Etat dans les politiques de santé publique.
Aussi il est impératif qu’un fonds d’urgence soit débloqué par l’Etat pour assurer la continuité des activités du Grand Conseil de la Mutualité et particulièrement de ses centres médicaux.
Seule l’exigence d’une table ronde à l’initiative de la direction du Grand Conseil de la Mutualité, les représentants du mouvement mutualiste et de ses usagers, les comités de défense et de soutien des Centres de santé, les 4 organisations syndicales de salariés, l’Agence régionale de santé (ARS) et l’ensemble des collectivités locales concernées (Mairies, Conseil général des Bouches du Rhône, Conseil régional PACA), pourra déboucher sur une pérennisation solide et durable des œuvres sociales mutualistes dont les centres de santé.