Un 8 mars qui dure toute l’année
Cette semaine, nous allons voir un peu partout en France, une multitude de manifestations autour de la journée internationale du droit des femmes. Quoi de plus normal, c’est la semaine du 8 mars.
Comme on a trop tendance à l’entendre dire, le combat pour l’égalité hommes-femmes ne se résume pas au fait que les femmes représentent 50% de la population. La bataille pour l’égalité entre les hommes et les femmes porte en elle l’exigence de Droits humains pour toute la société.
Le combat sur la place pleine, entière, et libre de la femme, dans notre société est commun aux deux sexes. Il a fallu la mobilisation de toutes et de tous pour gagner de nouveaux droits et réduire ainsi les inégalités.
Rien n’a jamais été donné. Tout a été conquis : droit de vote, contraindre à parler égalité au travail, …
Mais depuis quelques années, c’est un véritable recul idéologique qui est à l’œuvre.
Lorsque le gouvernement de Nicolas Sarkozy met en œuvre des politiques libérales, des politiques de régression sociale, se sont les femmes les premières victimes ; loi sur les retraites, réforme des collectivités, casse des services publics, déni de démocratie, remise en cause de l’accès aux soins pour toutes, à l’IVG…
Le constat est accablant ; 70% des pauvres dans le monde sont des femmes, elles sont sous représentées dans les lieux décisionnaires, les inégalités salariales dans les entreprises persistent, … La liste est longue.
Pourtant dans le monde, quand les peuples sont oppressés, les femmes le sont plus encore.
Pourtant des voix s’élèvent, des peuples se libèrent de l’oppression. Leur combat pour le respect de la dignité et pour la démocratie est le nôtre. Ils et elles exigent haut et fort plus de liberté, de justice sociale, de solidarité.
A tous les niveaux, du local à l’international, nous devons porter ce combat d’égalité.
L’amendement proposé par le groupe Front de gauche, et voté lors de l’Assemblée plénière le 18 février dernier, vise à « déprécariser » l’ensemble des personnels TOS des lycées. C’est une avancée importante pour ces salariées, car ce sont elles les premières victimes de la précarité dans notre Région.
Sûr qu’on va parler de nous le 8 mars, mais sortir de l’ombre un jour ne suffit pas, il y a besoin de se mobiliser encore pour conquérir de nouveaux droits et assurer ceux que nos ainées ont conquis. Car plus que jamais, ce combat pose la question de l’émancipation de toutes et de tous.