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Centres de santé mutualistes Faire encore grandir la mobilisation
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J’ai assisté mercredi 7 décembre à Martigues aux Etats Généraux des Centres de santé mutualistes qui ont réuni plus de 500 personnes, salarié-e-s et médecins des centres, membres des comités de soutien, et de nombreux élu-e-s.
Cette mobilisation qui dure depuis de nombreux mois ne faiblit pas. Elle doit s’amplifier encore avec les propositions d’intervention des élus auprès du Ministre de la santé, la décision des organisations syndicales de relayer nationalement cette lutte et la manifestation devant la préfecture le 10 janvier prochain.
Les Centres de santé mutualistes subissent de plein fouet les choix de santé du gouvernement et les effets de la libéralisation inscrite dans les traités européens. La concurrence libre et non faussée dans le domaine sanitaire, c’est la carte bleue qui remplace la carte vitale.
Dans notre Région à la Seyne-sur-Mer, Pertuis, Grasse, Manosque, Laragne, Brignoles…les hôpitaux sont mis à mal. Le schéma régional de santé présenté par l’ARS- bras armé du gouvernement en la matière- veut faire avaliser cet état de fait.
Les Centres mutualistes jouent un rôle irremplaçable dans l’accès aux soins de toute une catégorie de la population qui sans eux en serait exclue.
Toutes les études montrent que dans les familles à faibles revenus, le recours aux soins est sans cesse retardé voire inexistant, amenant une aggravation des pathologies, certains domaines comme le dentaire ou l’optique devenant carrément inaccessibles.
Les Centres de santé ne doivent pas fermer, ils ne peuvent pas fermer !
Ils assurent une mission de service public, ils doivent bénéficier de l’argent public, lequel fut si facile à trouver pour renflouer les banques.
Présents aux côtés des salariés du CGM, des médecins et des comités de soutien tout au long de ces mois, les Conseillers régionaux du Front de Gauche renouvellent leur soutien à l’action conduite pour exiger la table ronde promise par le préfet, le déblocage d’un fonds d’urgence pour permettre le maintien de l’activité et l’ouverture d’un débat sur les modes de financement de la médecine sociale.
Ensemble, il nous faut faire grandir encore le Front de résistance et de lutte pour un égal accès de tous à des soins de qualité.