Dans le département des Bouches-du-Rhône après Fralib, Net Cacao, ce sont les dirigeants de Lyondellbasell qui ont annoncé lors d’un Comité d’entreprise la fermeture de leur raffinerie de Berre, menaçant de chômage des centaines de personnes, alors que l’entreprise a distribué 4 milliards de dividendes en 2010.
C’était sans compter la mobilisation et la détermination des salariés, de la population, des élus.
Mobilisation et détermination pour s’opposer au rouleau compresseur patronal, défendre l’emploi et l’outil industriel.
Mobilisation et détermination qui ont permis un premier pas puisque lors des négociations, les organisations syndicales ont obtenu la « mise sous cocon » de la raffinerie pendant deux ans, et la constitution d’un groupe de travail.
Mais la vigilance reste de mise. La « mise sous cocon » de la raffinerie n’est qu’une période transitoire, au cours de laquelle la production est suspendue. Aussi, il est indispensable de rester vigilants et de maintenir la pression pour ne pas se retrouver dans une situation identique- voire dégradée- dans deux ans. Il faut travailler à des solutions alternatives de modernisation, de prise en compte des évolutions : investir dans l’outil et dans les hommes et femmes qui y travaillent.
Contrairement à ce que prétend la direction de Lyondellbasell, relayée par le ministère de l’industrie, le raffinage souffre non pas de surcapacité mais d’un manque d’investissement pour produire plus de gaz et moins d’essence.
Selon l’Institut Français du Pétrole, il faut 2,2 milliards d’euros, pour modifier et moderniser les raffineries existantes.
La pétrochimie autour de l’Etang de Berre est une activité indissociable du Port et des échanges nationaux et internationaux.
Il est nécessaire et urgent de porter une ambition industrielle pour ce territoire à l’Ouest des Bouches-du-Rhône, afin de pérenniser les installations, contribuer à leur modernisation, favoriser les activités innovantes et condamner les décisions financières contraires à l’intérêt du pays et de ses habitants.
Les élus du groupe Front de gauche du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur sont aux côtés des travailleurs qui luttent pour la défense de l’emploi ; ils poursuivent leurs rencontres avec les salariés pour bâtir des propositions alternatives contribuant au renouveau industriel de notre Région.