Le mouvement social important qui grandit, depuis plusieurs semaines, porte les enjeux d’une autre conception de la société.
Conserver la retraite à 60 ans à taux plein, exiger de meilleures conditions de travail posent le débat d’une autre répartition des richesses, mais interrogent aussi, sur une autre conception du travail.
L’âge de départ en retraite recoupe une multiplicité de questions telles que l’emploi, le partage des richesses, l’avenir des jeunes, et l’activité de celles et ceux qui accèdent à une retraite bien méritée.
Le système capitaliste porte en lui le travail comme source d’aliénation.
Les mobilisations des salariés des services publics (l’Education Nationale, la santé, la justice, …), refusent une gestion purement comptable de leurs entreprises publiques, pour garantir l’équité et l’égalité sociale entre tous les citoyens.
Les salariés des entreprises privées : Fralib, Monoprix, l’hôpital Saint Joseph à Marseille (qui est une 1ère) s’opposent à la suppression d’emplois, dont le seul but est d’augmenter les dividendes des actionnaires et revendiquent de dignes conditions de travail.
Les patrons des grandes entreprises ne cessent de voir leurs profits progresser et perçoivent des niveaux de retraite indécents. Lindsay Owen Jones de l’Oréal, touchera une retraite de 3, 3 millions d’euros, M. Frank Riboud de chez Danone 1,1 millions d’euros….
Et le gouvernement voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas suffisamment d’argent dans ce pays pour répondre aux revendications des salariés !! La production de richesse n’a jamais été aussi importante ces dernières années.
Le gouvernement doit entendre les revendications des millions de français, salariés du public comme du privé. Garantir le plein emploi c’est répondre de manière durable aux enjeux des retraites.
Les hommes et les femmes prennent conscience de l’intérêt collectif pour voir reconnaître l’utilité sociale de leur travail, pour s’y épanouir, et pouvoir le maîtriser. Cela suppose aussi la prise en compte de leurs aspirations à être justement payés, à être respectés, à intervenir dans les gestions, à évoluer, à se former, à bénéficier de temps libre.
Ce sont toutes ces convergences sociales et politiques qu’il faut continuer à construire et à faire grandir pour faire reculer le gouvernement et le MEDEF.
Les élus du Front de Gauche de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur soutiennent l’ensemble des mobilisations des salariés. Ils contribuent, à travers des propositions alternatives, à porter d’autres choix politiques au sein de l’institution régionale, pour développer l’emploi, notamment celui des plus jeunes.
Il faut continuer à faire front commun, à porter un climat d’exigence et de détermination pour d’autres choix de société.