L’actualité est dense et au fil des annonces présidentielles et gouvernementales la vie devient plus rude pour une partie toujours plus grande de la population.
J’ai choisi de ne retenir du discours de Nicolas Sarkozy lors de son show à Toulon, que l’aspect européen et notamment la question de la nécessaire révision du Traité de Lisbonne. En effet, quel retournement de situation vivons-nous !
Celles et Ceux qui, hier, bafouaient la souveraineté populaire en ratifiant le Traité contre le vote référendaire des français contre le Traité Constitutionnel Européen (TCE) en 2005 viennent aujourd’hui nous expliquer que nous ne pouvons pas régler la crise financière dans le carcan qu’ils ont eux-mêmes créés.
Si la situation n’était pas aussi dramatique pour les peuples d’Europe, nous pourrions sourire et nous satisfaire de les regarder d’un air narquois en leur assénant « nous vous avions prévenu, nous avions raison ».
Preuve est faite que le peuple s’était emparé de la Constitution européenne, qu’il l’avait décortiqué et avait soit compris que ce texte ne répondait pas à ses besoins, à ses intérêts mais bien à ceux de l’oligarchie, de la finance et des banques.
Et c’est ainsi que tous ceux qui poussaient des hurlements, qui tremblaient d’avance devant la résistance du peuple français, qui assénaient soir et matin qu’il n’y avait pas d’autres solutions, de « plan B », nous disent aujourd’hui qu’on peut faire autrement. Quel cynisme ! Et pire encore, les mêmes expliquent qu’il était temps de faire autrement… Quel dédain pour la Nation entière !
Alors désormais, preuve est faite (si nous en avions besoin) que si nous voulons résister, il ya toujours une possibilité, une autre voie. Preuve est faite aussi que nous pouvons avoir des partenaires en Europe et pas seulement des pays dictant à d’autres ce qu’ils doivent faire. De toute façon, nous n’avons pas le choix. Il faut inverser le cours des choses, imposer une autre rapport de force,, proposer un autre système que celui qui conduit l’Humanité et la planète à sa destruction.
Mais nous ne les laisserons pas nous conduire dans le mur une fois de plus. Leurs solutions ne fonctionnent pas, elles aggravent nos conditions de vie. Nous faisons partie de ces gens, au Front de gauche, qui proposent des solutions alternatives et concrètes pour sortir de la crise. Nous pensons qu’ajouter de la rigueur à l’austérité n’est ni vivable ni viable. Nous savons que seul le progrès social conduit au progrès économique et que c’est donc en resituant l’Humain au cœur des préoccupations que nous redonnerons de l’élan à notre pays. Il faut aujourd’hui récréer de l’activité par la mise en place de la planification écologique, redonner de l’emploi, développer les services publics, augmenter les salaires… La seule agence de notation à laquelle nous nous soumettrons c’est celle du bien être de notre peuple. Dans la 5ème puissance mondiale qu’est notre pays c’est possible. Notre pays n’a jamais été aussi riche, et la répartition des richesses plus inégalitaire : nous proposons, au Front de Gauche, de nouvelles recettes, comme récupérer les 100 milliards de recettes fiscales partis en fumée de cadeaux fiscaux aux plus riches depuis 2002, de taxer les revenus de capital autant que ceux du travail dégagerait plus de 60 milliards supplémentaires… d’autres solutions que l’austérité – de gauche ou de droite – existent !
Le peuple devra trancher cette question lors de l’élection présidentielle : voulons nous oui ou non que s’applique la rigueur dans notre pays ? Et cette fois, son vote ne sera pas bafoué et foulé au pied comme en 2005 !