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Remaniement : la droite en ordre bataille - Alain Hayot

Les commentaires qui ont suivi le remaniement du gouvernement et la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy me laissent sceptique. Que la droite et son chef sortent affaibli du mouvement social sur les retraites c’est une évidence que personne ne conteste : les sondages sont mauvais pour Nicolas Sarkozy et confirment la fracture qui s’est instaurée entre lui et la majorité des français. Que l’appareil politique de la droite s’interroge sur le meilleur moyen de conserver le pouvoir c’est aussi une évidence mais le remaniement du gouvernement comme de la direction de l’UMP laisse entrevoir une réponse qui n’est pas celle que je lis sous la plume d’observateurs pourtant avertis : la majorité de la droite (les chiraquiens et les sarkozystes) ont pris la décision politique de serrer les rangs autour du Président de la République dont la défaite en 2012 inaugurerait pour eux une ère d’instabilité trop grande. Ils l’ont fait au risque que cela apparaisse comme une véritable mise sous tutelle du principal intéressé par l’ex appareil du RPR.

Mais pour autant peut-on parler de fermeture, qui serait suicidaire, à l’égard des électorats centristes ou d’extrême droite ? Je préfère analyser cela d’une autre façon : la droite a tiré la leçon du dernier scrutin régional qui montre, à droite comme à gauche, que la stratégie du parti unique cela ne marche pas. Elle pense préférable que chaque courant politique qui la compose occupe son terrain au 1e tour pour mieux se réunir et gagner au 2e tour.

L’enjeu alors pour Sarkozy est triple : former un gouvernement de combat sous ses seules couleurs et constituer en même temps un centre sarko-compatible suffisamment crédible pour disputer le terrain laissé en jachère de l’UDF et de la démocratie chrétienne. Borloo est chargé de ce travail. De même il s’agit de ne plus chercher à débaucher dès le 1e tour l’électorat du FN et de faire le pari que la politique sécuritaire et anti immigrés permettra son report massif au 2e tour.

Dans tous les cas le pari est risqué mais a-t-il vraiment le choix ? Il peut d’autant prendre ce risque qu’il sait qu’une victoire en 2012 est encore possible par défaut. La gauche en effet n’offre pas le spectacle d’une très grande cohérence. Les sondages montrent chez les français une méfiance à son égard et un scepticisme quant à la volonté réelle du PS de prendre le contre pied des réformes actuelles.

Quel est le projet réel du PS, celui de DSK qui soutient la politique de Sarkozy à la tête du G20 et dont les actes et les discours à la tête du FMI sont approuvés par Hollande, Valls et Moscovici ou celui de Benoit Hamon sur l’égalité réelle ? Quelle est la stratégie d’Europe Ecologie-les Verts sur les alliances ou encore sur les retraites ? Leur congrès n’est pas très clair sur ces points.

Il y a désormais urgence absolu pour le Front de Gauche à faire du débat sur le projet comme sur les contours du rassemblement la condition d’une victoire en 2012 afin qu’elle soit dans la continuité du mouvement social que nous venons de connaître.

 

 

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I
<br /> Oui le gouvernement se resserre pour se durcir. En 2012,les partis de droite, -le centre en faisant partie- s'accoquineront pour poursuivre leur politique en faveur du capital en laminant tous nos<br /> acquis sociaux et nos droits.<br /> Les manifestations ont permis de mesurer le mécontentement.<br /> Le Front de Gauche est le seul capable de répondre aux attentes des salariés. C'est ses représentants que la population a vu à ses côtés dans les luttes.<br /> Je le crois vraiment en capacité de passer devant le PS. Il faut de toute urgence rassembler les populations autour du Front de Gauche (faire des réunions, s'ouvrir à ceux non encartés<br /> (politiquement, syndicalement), à ceux qui n'ont pas voté aux dernières élections mais aussi aux jeunes lycéens qui auront à s'exprimer dans les urnes pour la première fois et qui sont à juste<br /> titre très inquiets pour leur avenir ! Il faut sortir des rituels, de l'habituel. Offrir à tous les citoyens l'occasion de s'exprimer.<br /> Et surtout dire au PS -quel que soit son candidat- qu'on ne votera pas pour lui au second tour sans le programme que nous exigeons qu'il fasse.<br /> Cordialement<br /> Eliane<br /> <br /> <br />
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