La période que nous traversons est marquée par une nouvelle aggravation des conditions de vie et de travail.
La courbe du chômage ne cesse de progresser, la précarité du travail et de la vie, prend une dimension effroyable !
Sous couvert de la crise, de la réduction de la dette publique, de la compétitivité des entreprises, il faudrait que les salariés et leurs familles, les retraités et les jeunes, les femmes paient le prix fort d’une situation qui n’est pas de leurs responsabilités.
Le système capitaliste est en crise et la classe dominante considère que cette situation est une formidable opportunité pour elle, pour valoriser toujours plus le capital au détriment de l’humain.
La pression immense que fait le Médef depuis l’élection de François Hollande pour aller plus vite et plus loin dans la dérèglementation du travail et des droits citoyens sur le plan national, comme Européen, est significative de l’enjeu et de sa perception d’avancée réelle sur ces objectifs.
Il ne faut pas céder, il faut combattre l’austérité qui est à l’origine, depuis des décennies, de la situation présente. Dans les pays Européens comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la récession économique et l’envolée des dettes publiques sont le fruit des politiques d’austérité.
L’affrontement capital travail sur le terrain des droits sociaux et de la sécurisation des parcours professionnel fait rage.
La signature de trois organisations syndicales sur un accord avec le Médef ne reflète absolument pas les exigences des salariés, bien au contraire.
La sortie de la crise passe par l’abandon des choix d’austérité, de régression sociale et démocratique.
Le rôle des collectivités locales est très important, elles assurent 73% des investissements publics.
Ne pas céder aux politiques d’austérité, c’est se battre pour que les collectivités, les municipalités, les départements, les régions, disposent des moyens nécessaires à la mise en œuvre des politiques pour lesquelles ont voté les citoyens.
Sans la réaffirmation nationale de la volonté de développer les politiques publiques, sans engager une grande réforme de la fiscalité pour en asseoir la pérennité, l’ensemble des politiques des collectivités sera alors enfermé dans le carcan régressif et au mieux du moindre mal.
Manifestement, pour l’instant la politique gouvernementale ne répond pas aux exigences portées dans les urnes et dans les luttes.
Au-delà du budget très contraint qui a été voté, par la majorité régionale, les conséquences des choix du gouvernement d’augmenter par exemple la TVA seront importants et présagent déjà d’un nouveau tour de vis et donc d’une nouvelle réduction des politiques régionales !
Les élus du Front De Gauche qui ont fait avancer plusieurs mesures phares, comme la restauration sociale dans les lycées, la carte zou ! ou encore sur le logement social, ne baisseront pas les bras pour non seulement pérenniser ces mesures mais avancer sur d’autres, fidèles à nos choix de campagne en répondant aux besoins des populations.
La réouverture de lignes ferroviaires comme celle de Carnoules-Gardanne par exemple, pour laquelle la majorité régionale s’est engagée à l’horizon 2020, ne saurait être remise en cause tout comme l’urgence de développer des infrastructures nouvelles pour assurer le maillage et le report modal comme réponse aux besoins de déplacements et du fret, mais aussi comme alternative à la voiture.
Les urgences, sociales, économiques, politiques, environnementales, démocratiques sont sur la table, il faut y répondre maintenant !
L’utilité du politique réside dans sa capacité à générer des choix économiques et démocratiques qui répondent à l’intérêt général.
Au nom de la justice et du progrès social et écologique, nous avons raison de résister
Et si en 2013, le mouvement populaire faisait irruption sur la scène politique, alors beaucoup de ses vœux seraient à sa portée.