Les dernières déclarations du gouvernement invoquant la diminution du nombre de régions ainsi que la disparition des conseils généraux constituent une nouvelle attaque contre les fondements de notre République ; cette restructuration des collectivités mettrait une nouvelle fois en grand danger les Services Publics et la démocratie.
Notre Région, comme d’autres collectivités, -conseil général ou commune- mettent en œuvre des politiques publiques qui contribuent à augmenter le pouvoir d’achat des familles, à donner un sens concret à la solidarité. C’est le cas pour la Région PACA avec la gratuité des livres scolaires pour les lycéens, celle de l’équipement des apprentis, des transports pour les scolaires de moins de 26 ans, avec la mise en œuvre du PASS Santé, la tarification sociale dans la restauration scolaire, la carte Zou..…alors que dans le même temps la solidarité nationale est mise à mal par les choix gouvernementaux et que les dotations aux collectivités ne cessent de se réduire limitant leur action.
On peut donc légitimement s’interroger sur la conception de la modernisation de l’action publique prônée par le gouvernement.
Où est la modernisation de l’action publique lorsque les collectivités sont restructurées parce qu’elles sont considérées comme un coût à réduire ?
Où est la modernisation de l’action publique lorsque la Chambre Régionale des comptes impose aux collectivités de réduire le nombre de fonctionnaires?
Où est la modernisation de l’action publique lorsque l’on remet en cause la démocratie et les services publics ?
Enfin où est la modernisation de l’action publique lorsque ces décisions sont prises au mépris de l’avis des élu(e)s du suffrage universel et sans consultation des populations concernées ?
Pour le groupe Front de gauche, la modernisation doit placer au centre de l’action publique les principes de justice sociale et d’égalité de tous les citoyens.
Cela nécessite une pratique de la démocratie renouvelée à tous les échelons territoriaux, la sauvegarde et le développement des services publics indispensables à la solidarité et au vivre ensemble, une réforme fiscale juste et solidaire.
Cela impose d’avoir le courage politique de s’opposer à la finance, de prendre l’agent dans la poche des actionnaires (leur rémunération représente +de 20% de la valeur ajoutée des entreprises en 2013 contre 7.5% en 1993) et non dans celle des salariés.
Bref de faire une politique de gauche !