A la fête de l’Huma, on a tisané au tilleul ! les Fralib infusent les bonnes idées de la combativité : reprise en main par les salariés de l’outil de travail, contrôle de la production... Dans cette période complexe pour le mouvement ouvrier, leur tilleul nous fait du bien. On en redemande une deuxième tasse !
Oui, il faut continuer à boycotter les produits Unilever et acheter du tilleul Fralib dès qu’on a petit coup de mou. Ça redonne la pêche !
Ca redonne la pêche, parce qu'après 3 ans de lutte face au monstre Unilever les Fralib tiennent toujours, et en plus ils gagnent.
Oui, ils gagnent judiciairement tous les procès contre Unilever et son « plan social ». Unilever est dans l’illégalité comme en témoigne le dernier arrêt de la cour de Cassation rejetant son pourvoi. Les licenciements sont déclarés illégaux, les salariés sont dans leur bon droit.
Ils gagnent la bataille de la solidarité et du soutien, la population est à leurs côtés ; ce qui incite les collectivités territoriales à prendre leur responsabilité : ainsi, les machines et le terrain sont la propriété collective de la Communauté urbaine. Conseil régional et Conseil général continuent à apporter leur soutien. Il doit s'amplifier, il peut s'amplifier si le gouvernement prend ses responsabilités.
Les Fralib gagnent aussi la bataille de l’opinion : on produit aujourd’hui autrement, sans pesticide, sans colorant, en respectant les conditions de travail de celles et ceux qui fournissent les produits, en prévoyant des salaires dignes pour tous. Sans les profits donnés aux actionnaires d’Unilever, tout devient possible !
Tout est réuni faire plier Unilever, il ne manque que la volonté politique du gouvernement pour dire : « ça suffit ! nous réquisitionnons l’entreprise, la marque et nous les donnons à la SCOP ».
Une telle décision aurait le soutien de tous ceux qui ont voté à gauche, ce serait un signal pour nombre d’entreprises en lutte.
Unilever a fait 5 milliards de bénéfices en 2012, soit une progression de 10%. L'entreprise n'est pas « fragile », le problème n’est donc pas économique : il est bel et bien politique : il s'agit de s’affronter aux multinationales, de s’affronter au patronat.
Le gouvernement détient donc la clef pour imposer à Unilever de s’asseoir autour d’une table de négociation, pour trouver une issue positive pour les salariés de Fralib, pour que la scop vive.
Gagner aujourd’hui à Fralib, c’est possible, c’est urgent !