Le massacre du peuple palestinien par le gouvernement d’Israël et le laisser faire de la communauté internationale sont dramatiques pour la démocratie et la paix dans le monde.
Toute l’actualité est tournée vers les mobilisations à construire pour exiger une paix juste et durable entre israéliens et palestiniens. Il ne peut pas y avoir de paix sans la dénonciation des pratiques du gouvernement israélien et sans les nécessaires sanctions jusqu’au respect du droit international et des résolutions de l’ONU reconnaissant un état palestinien, au frontières définies par les accords de 67, avec Jérusalem est comme capitale.
Mais cette actualité brulante ne peut nous faire oublier les questions économiques et sociales qui touchent, y compris durant la période estivale des millions, de français.
L’offensive du patronat exigeant du président de la république d’aller plus vite et plus loin dans la mise en œuvre de son pacte de responsabilité, montre combien il se sent pousser des ailes tant l’ensemble des mesures gouvernementales répondent peu ou prou aux exigences du MEDEF.
La politique de droite du gouvernement socialiste enfonce le pays dans une crise humaine et politique au-delà de la crise financière qui va faire des dégâts terribles !
Non seulement ce sont toujours plus de cadeaux aux entreprises, mais dans le même temps pour les financer il engage de nouvelles remises en causes de la protection sociale, par la fiscalisation et la réduction des prestations familiales, de la retraite et une réduction sans précédent des dépenses de santé remboursées. C’est la sécurité sociale même qui au fond est remise en cause dans sa conception originelle de solidarité dans ses prestations comme dans son financement.
Dans le même temps, il engage une réduction drastique des services publics et des entreprises publiques ou l’état est actionnaire, et parfois actionnaire majoritaire. C’est le cas de DCNs ou encore de la privatisation de NEXTER.
Mais c’est aussi le cas de la réforme engagée à la SNCF et de la situation faite à la SNCM, où la question du service public de continuité territoriale se pose comme un enjeu économique, d’indépendance du pays, social et de solidarité.
Le gouvernement a les moyens de permettre à l’entreprise publique de mettre en œuvre son plan de redressement. Il s’était engagé sur une commande de 4 navires, à faire dans les chantiers de st Nazaire, mais à ce jour il n’a pas fait ce choix ! C’est condamnable d’autant plus de la part d’un gouvernement dit de gauche.
L’on ne peut non plus oublier le vote de la loi sur la réforme territoriale, ramenant à 14 le nombre de région, alors que de toutes parts monte l’exigence de prendre plus de temps dans la réflexion. Il est nécessaire que le débat se conclut par un référendum populaire, mais il n’en n’est rien! C’est en plein mois de juillet que Manuel Valls a décidé de faire voter la loi.
Et ce n'est pas tout. La période est aussi marqué par les négociations en catimini sur le grand marché transatlantique appelé TAFTA. Si ce traité était adopté, il offrirait des pouvoirs énormes aux multinationales qui règneraient en maître sur les USA et l’U.E sans que les états et encore moins les peuples puissent intervenir.
Avec ce traité ce serait presque toutes les normes alimentaires, environnementales, d’hygiène et de sécurité qui serait rabaissées.
Et pour poursuivre ce sont aussi des négociations commerciales secrètes appelées, Tisa, qui visent à accélérer privatisations et dérégulations des services.
C’est un accord commercial dont personne ne parle, négocié dans l’opacité la plus totale. 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, discutent en ce moment de l’ouverture du« marché des services » à la concurrence internationale. Éducation, santé, transports, télécommunications, services financiers... Tout est sur la table des négociations. Sans que les citoyens ou parlementaires aient leur mot à dire.
Ce pourrait être la fin des services publics de l’eau, de l’éducation ou de la santé, la fin de toute volonté de réguler les marchés financiers ou de protéger les données des citoyens. Bref, une entrave encore jamais vue à l’exercice de la démocratie et au fonctionnement des politiques publiques.
L’été est certes chaud par le temps mais il est aussi chaud par l’actualité !
Si de nombreuses mobilisations se sont déjà développées, il est clair que l’intervention citoyenne doit prendre une tout autre dimension au regard des enjeux pour toute la société.
C’est un véritable front du peuple qu’il s’agit de construire face à la déferlante néo-libérale. Mais c’est aussi dans les institutions que les exigences de transformations peuvent se faire entendre.
C’est ce que fait le groupe front de gauche des élus régionaux et c’est ce qu’il a décidé d’amplifier dès la rentrée de septembre.
Nous travaillons à la convergence indispensable entre l’intervention citoyenne et l’intervention des élus dans les institutions.
Le sénat actuel montre combien est efficace la gauche quand aucune des composantes de gauche n’a la majorité à elle seule !