C’est le président Vauzelle lui-même qui l’a reconnu devant la presse : les conseillers régionaux du Front de gauche ont une conception très avancée de la démocratie. En effet, comme chaque année depuis le début du mandat, notre groupe organise, à travers le territoire régional, des rencontres* dans chaque département pour débattre avec la population du budget de la Région.
Nous ne tomberons pas dans la démagogie de prétendre échanger avec les quelque 5 millions d’habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur car ce n’est évidemment pas le cas.
Notre choix relève d’un constat plus qu’inquiétant. La politique est en crise et seule l’irruption des citoyennes et des citoyens dans le débat public peut redonner du sens à un projet de vivre-ensemble. Les réponses ne sont pas à chercher dans le charisme d’un homme ou d’une femme providentiel-le, quelles que soient ses compétences.
L’élaboration d’un budget est un acte fondateur dans la politique d’une collectivité. Cela n’est pas seulement de savoir si on peut ajouter quelques centaines de milliers d’euros par-ci ou retirer un ou deux millions par-là. Il s’agit de définir les grandes orientations politiques qui influeront inévitablement sur les conditions de vie de tous. C’est donc le moment d’imprimer ou non l’action publique de valeurs, de principes, d’une vision. Si possible respectueux des engagements qui ont constitué le pacte liant élus et électeurs.
Ce sont justement les trop nombreux renoncements du pouvoir politique face à la finance, à l’austérité qui creusent l’éloignement, la défiance, l’abstention et au bout du compte le rejet. Pour le Front de gauche, il n’y a pas de fatalité au non changement. La solution est dans le peuple et la démocratie en tant que levier pour reprendre la maitrise de nos vies.
Cela induit une démarche d’intervention populaire directe sur le cours des choses et de co-construction avec les citoyennes et les citoyens.
Notre plus grand regret : que cette démarche ne soit pas partagée à gauche !