En ce 8 mars, journée internationale des droits de la femme, je veux saluer toutes celles qui dans le monde luttent pour l’égalité, la justice, la démocratie, la liberté.
Femmes victimes des intégrismes religieux d’ici et d’ailleurs qui revendiquent leur droit à une citoyenneté pleine et entière,
Femmes niées dans leur chair par les mutilations et dans la maitrise de leur corps par des lois et des coutumes, qui combattent l’obscurantisme,
Femmes réduites à une image dont le corps est maltraité, qui refusent de se soumettre,
Femmes victimes de la loi du profit, des archaïsmes, du machisme, de la violence, et qui résistent au quotidien,
Femmes confrontées au plafond de verre dans l’entreprise comme en politique, qui exigent l’égalité.
Dans notre pays même, elles sont aujourd’hui encore les plus frappées par la misère, mères seules en charge d’enfants, ou salariées contraintes à des temps partiels ou sous-payées, retraitées ayant une retraite inférieure à celle des hommes, et toujours assignées à la double journée.
Il est vrai, Mme Bettencourt arrive à gérer sans trop de difficultés ses fins de mois de retraitée et Madame Parisot ne le cède en rien dans la férocité contre les travailleurs-ses aux autres grands patrons. Leur 8 mars ne sera pas le nôtre.
Bien des combats ont été menés, beaucoup restent à gagner. Les lois de casse du droit du travail (ANI), celles qui remettent en cause la parité comme les régressions sociales de toutes natures dont les femmes seront une fois encore les premières victimes montrent que la mobilisation demeure d’actualité.
Leurs victoires seront celles du peuple tout entier.